Avant la réception de l’US Boulogne CO (USBCO) au Stade des Alpes, l’entraîneur du GF38 Olivier Frapolli s’est présenté en conférence de presse. Urgence de points à domicile, manque d’efficacité offensive et gestion de la pression : le technicien grenoblois a fait le point avant ce rendez-vous de la 9ème journée du championnat.
Comment abordez-vous ce match contre Boulogne ? Y a-t-il une forme d’urgence à décrocher un résultat ?
« Le mot urgence n’est peut-être pas le plus approprié, mais quand on est compétiteur, chaque match apporte la même envie et le même besoin : gagner et prendre des points. On joue à domicile, notre objectif est évidemment de s’imposer. Nos trois premiers matchs à la maison ont montré des choses intéressantes, mais n’ont pas été couronnés de victoire. Le résultat de vendredi reste le plus important. »
Ressentez-vous une forme de crispation autour de ces matchs à domicile ?
« Non, pas du tout. Que ce soit contre Metz, Annecy ou Clermont, je n’ai pas senti un groupe inhibé ou sous pression. La pression existe sur toutes les rencontres, elle fait partie du métier. Un match sans pression, c’est un match amical. Quand on est compétiteur, cette pression est nécessaire et il faut savoir la dominer. »
Vous n’avez joué que trois fois à domicile depuis le début de la saison. Est-ce que cela explique vos résultats ?
« Nos deux premières victoires ont été obtenues à l’extérieur. C’est bien de s’imposer dehors, mais le plus important reste de gagner chez soi, devant son public, sa famille et les partenaires du club. C’est ce qui nous motive au quotidien. Après, chaque match a sa vérité : nous avons produit beaucoup plus de choses à Montpellier qu’à Rodez, pourtant le score a été bien différent. »
Si l’on met de côté le résultat comptable, préférez-vous la prestation livrée à Montpellier ou celle de Rodez ?
« En tant qu’entraîneur, oui, je préfère la prestation de Montpellier parce qu’à Rodez, nous avons énormément subi. Maintenant, évidemment que je préfère le résultat de Rodez ! Mais sur la durée, je suis convaincu qu’on aura plus de chances de prendre des points en jouant comme nous l’avons fait à Montpellier plutôt qu’à Rodez. »
Comment travaillez-vous sur le manque d’efficacité offensive constaté lors du dernier match ?
« On ne peut pas faire toute une saison en se disant qu’on va se procurer très peu d’occasions mais marquer sur notre toute première action. Mon travail est de faire en sorte que l’équipe soit dangereuse et se procure le plus de chances possible de l’emporter.
Nous avons mis l’accent cette semaine sur la concentration, la qualité des déplacements et le timing. Ce sont de petits détails qui ne se jouent pas à grand-chose. Il faut les identifier et redonner de la confiance aux joueurs. »
Face à une équipe de Boulogne très organisée défensivement, quelle sera la clé pour l’emporter ?
« C’est une formation très bien structurée, qui défend bien, ne panique pas et sait exploiter le ballon par séquences. À nous d’être entreprenants. C’est en allant chercher l’adversaire et en créant du jeu qu’on se donne les meilleures chances d’être dans le bon scénario. Plus nous aurons d’occasions, plus nous multiplierons nos chances de marquer. »
La situation de Boulogne en fait-elle un match piège ?
« Non, il n’y a pas ce genre de vision chez nous. La Ligue 2 est un championnat extrêmement homogène. Boulogne a par exemple décroché un nul à Montpellier en jouant à dix une partie de la rencontre. Personne dans le vestiaire ne s’attend à un match facile. Nous affrontons un adversaire solide, mais nous avons une détermination claire : décrocher notre première victoire à la maison. »