Olivier Frapolli, entraineur du GF38 (crédit photo : Métro-Sports)

GF38 – FC Annecy : « C’est un match qui a une saveur particulière », confie Olivier Frapolli avant le derby

À quelques heures de la confrontation entre le Grenoble Foot 38 (GF38) et le FC Annecy, l’entraîneur grenoblois Olivier Frapolli s’est présenté en conférence de presse. Entre un derby qui lui tient à cœur, la gestion de la dynamique de groupe et ses retrouvailles avec son ami Laurent Guyot, le technicien s’est confié sans filtre.

Entre les blessures et les départs, l’infirmerie offensive est bien remplie. Comment gérez-vous cette situation au quotidien ?
On a en l’occurrence pas mal de blessés : Lallias, Djitté, Cerri, Zé Leite, sans oublier Diaby qui est parti la semaine dernière, et Evans Maurin. Cela fait quatre joueurs offensifs en moins. Évidemment, les possibilités sont moindres, ce qui complexifie le recrutement offensif, car ce sont des joueurs qui vont revenir un moment. En attendant, il faut faire confiance aux joueurs présents, qui sont en forme, et s’appuyer sur eux.

Justement, où en est Zé Leite ? Est-il difficile de savoir ce qu’il peut apporter aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je ne peux pas me prononcer puisqu’il n’a pas joué un match. On l’a eu très peu de temps à l’entraînement puisqu’il s’est blessé quasiment en arrivant. On a des observations sur ce qu’il a fait de très bien au Portugal, mais il va falloir qu’il retrouve la plénitude de ses moyens. Humainement, il est parfaitement intégré, c’est une excellente personne. Mais sur le plan sportif, on redémarre à zéro au niveau de la complémentarité.

Ce match face à Annecy a-t-il une saveur de derby pour le groupe ?
Oui, tout à fait. J’adore les derbys, c’était le cas à Laval aussi. Ce sont des matchs avec une saveur particulière, qui ont un peu plus de valeur sur le plan psychologique et sentimental, même si comptablement ça ne rapporte pas plus de points. J’espère que la victoire à Laval va faire venir un peu plus de monde au stade que face à Metz. Avec l’entraîneur d’en face, Laurent Guyot, qui est un copain, on s’est d’ailleurs envoyé de petits SMS après nos matchs respectifs. Il y a cette petite rivalité qui amène une motivation supplémentaire.

Est-ce que cela change l’approche des joueurs dans leur préparation au quotidien ?
Non, pas dans le comportement quotidien. On essaie toujours d’être à 100 %, et dans cette Ligue 2, personne n’a une marge suffisante pour se permettre d’être en dessous. En revanche, dans les dernières heures avant d’arriver au stade, ce sentiment de derby prend plus de place. Il doit nous apporter un supplément d’âme. Après notre victoire à Laval, on a très envie d’enchaîner, car la clé en Ligue 2 pour s’acheter de la sérénité, c’est d’enchaîner les séries.

Après le succès probant à Laval (3-0), êtes-vous tenté de reconduire le même onze de départ, ou l’adversaire de vendredi vous pousse-t-il à réfléchir ?
Il y a les deux aspects. Quand tu gagnes ton premier match, tu es forcément sensible au comportement des joueurs qui ont fait la différence dans ce contexte. Mais il y a aussi mon désir d’amener de la confiance à cette équipe, et la confiance passe par la stabilité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de changement, mais dans mon esprit, on est plus proche d’un onze qui vient de gagner 3-0 à l’extérieur que d’un onze qui en avait pris quatre la semaine précédente. Il faut être cohérent.

Que pouvez-vous nous dire de Laurent Guyot, votre homologue d’Annecy, et de votre relation ?
On s’apprécie beaucoup. C’est mon ancien formateur à la DTN lorsque j’ai passé mon BEPF. On est monté la même année avec Laval — d’ailleurs, je tiens à souligner qu’on avait un point d’avance sur eux (sourie) ! C’est sa sixième saison au club, ce qui prouve la stabilité et la qualité du travail en profondeur réalisé là-bas. Ils ont aussi pris un virage différent avec l’apport d’investisseurs anglais et un recrutement axé sur de jeunes joueurs étrangers à fort potentiel. Sur nos confrontations directes avec Laurent, le bilan doit être assez équilibré.

Annecy possède une identité de jeu très marquée. Est-ce plus facile ou plus complexe à préparer ?
Tout le monde connaît le jeu d’Annecy, mais c’est un projet performant. On le voit dans la stabilité de leur effectif, incarné par leur capitaine Ahmed Kachi au milieu de terrain qui insuffle cette direction. Ils complètent cela avec des recrutements ciblés. On sait exactement ce qu’ils font, mais ils le font très bien et le maîtrisent. À nous de trouver les clés sur le terrain.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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