Amine Gouiri Olympique de Marseille

« Il y a de la frustration, mais on ne triche pas », confie Amine Gouiri après OM – Paris FC (2-3)

Auteur d’un nouveau doublé sur la pelouse du Stade Vélodrome, l’attaquant marseillais Amine Gouiri n’a pas caché sa déception après la défaite cruelle concédée face au Paris FC (2-3). Entre regrets sur les détails défensifs, entame manquée et appels à la patience, l’international algérien a dressé un bilan lucide en zone mixte.

Vous êtes parvenus à revenir deux fois au score avant de céder sur un penalty en fin de match. Quel est le sentiment dominant ce soir ?
Oui, bien sûr, on est revenus deux fois au score. C’est difficile de courir après le score, mais on l’a fait. Après, on prend ce penalty à la fin, qui nous met un coup. On s’est battu, mais ça se joue à des détails. Il nous a manqué beaucoup de choses pour remporter ce match, mais on va continuer à travailler.

De l’extérieur, après seulement trois journées, beaucoup s’inquiètent et craignent une saison difficile. Que leur répondez-vous ?
Ça va être difficile, oui, mais il n’y a personne qui triche. Je pense qu’on bosse bien. Certains joueurs sont arrivés tardivement ou revenaient de blessure, donc tout le monde n’est pas au même point physiquement, mais on va continuer à progresser. Il y a de très belles choses avec et sans ballon. On peut éviter les buts encaissés en corrigeant des détails. On travaille dans la bonne direction.

À 2 partout, n’auriez-vous pas dû chercher à préserver le score au lieu de vous exposer ?
À 2-2, on ne garde pas le score, surtout ici. On voulait aller chercher la victoire. On avait le ballon, des situations, et on a manqué l’occasion de mettre ce troisième but avant de se faire punir.

L’équipe montre de belles choses offensivement, mais le bât blesse défensivement. Comment analysez-vous cette fébrilité ?
Ce n’est pas un problème lié à la qualité individuelle des joueurs. On se crée beaucoup d’occasions, on marque des buts. C’est un tout, c’est collectif. On a la qualité dans cet effectif pour faire une très belle saison. C’est encore le début, on va continuer à travailler pour régler ça.

Vous signez un nouveau doublé au Vélodrome, mais la frustration doit être immense…
Oui, bien sûr, parce qu’on veut toujours gagner. Ça compte sur le plan personnel, mais pas au classement, ni collectivement. Je préfère marquer et remporter le match. Il y a donc forcément beaucoup de frustration ce soir.

On a vu de très belles connexions techniques dans les 30 derniers mètres, notamment avec l’autre Amine. C’est une animation voulue par le staff ?
Oui, bien sûr, on parle beaucoup football. Le coach nous demande de créer ces connexions dans les trente derniers mètres, d’utiliser les espaces, de faire des une-deux et de mettre le feu. On a beaucoup de joueurs capables de le faire dans l’équipe, c’est positif et on va continuer à peaufiner ça.

Comment expliquez-vous un but concédé après seulement 25 secondes de jeu ?
Ce n’est pas normal de faire une entame pareille. On ne peut pas gagner un match en débutant de cette façon. C’est inadmissible à domicile, mais c’est arrivé, il faut l’accepter, ne pas baisser la tête et continuer à avancer.

Quel est l’état d’esprit dans le vestiaire, et avez-vous senti le public comprendre vos efforts malgré la défaite ?
Le vestiaire est forcément abattu et frustré, parce qu’on a beaucoup donné et qu’on ne repart avec rien. Mais si on continue à bosser et à tout donner, ça finira par payer tôt ou tard. Concernant le public, il a compris qu’on ne triche pas et qu’on se bat sur le terrain. Cela se ressent dans nos attitudes, et si on garde cette mentalité, le travail finira par porter ses fruits.

Sur un plan personnel, comment vous sentez-vous après une préparation estivale écourtée ?
Je suis revenu en retard, mais j’essaie de travailler dur avec le staff pour retrouver mon meilleur niveau rapidement. Je commence à enchaîner les matches et je me sens de mieux en mieux. Quand je décroche pour participer au jeu, on veille à ce que les espaces soient toujours occupés par un coéquipier. C’est un travail d’équipe permanent qui ne m’empêche pas d’être à la conclusion.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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