S’il savoure un premier succès libérateur à Saint-Symphorien au terme d’un duel animé face à Sochaux, l’entraîneur du FC Metz Grégory Proment ne masque pas les axes de progression de son équipe.
Après le revers concédé à Dijon, le FC Metz a réagi devant son public en décrochant sa première victoire de la saison. Une délivrance vécue intensément sur le banc par Grégory Proment pour son deuxième match officiel. « Je ne vous cache pas que j’ai eu les larmes aux yeux pas mal de fois. Ce club est quelque chose de spécial pour moi, de grand. Il m’a beaucoup donné et j’essaie de lui rendre. Gagner ce premier match à Saint-Symphorien est vraiment important »
Si le coach messin concède que son groupe s’est « fait peur » au cours du second acte, il retient une montée en puissance dans le contenu : « J’attendais un match référence où tu gagnes et maîtrises ton sujet de bout en bout. On ne l’a pas encore, mais on a déjà une mi-temps de référence. On avait maîtrisé la première période. Maintenant, à nous d’allonger le temps où l’équipe sera capable de maintenir ce niveau. »
« Téji Savanier, c’est un package magnifique »
Pour l’emporter, le FC Metz a notamment pu s’appuyer la prestation de Téji Savanier, sur qui Proment ne tarit pas d’éloges. « Téji, c’est extraordinaire. Il fait partie des joueurs sous-cotés, que l’on voit peu dans ce championnat. Il y a tellement de joueurs surcotés… Lui a fait une belle carrière, mais de très grands clubs auraient pu faire appel à lui. On a la chance de l’avoir avec nous et il rassure beaucoup sur le terrain. Son jeu, cette justesse incroyable, et l’homme surtout : c’est un package magnifique. »
Malgré la satisfaction des trois points, le technicien n’oublie pas les erreurs qui auraient pu coûter cher, notamment au retour des vestiaires. « Franchement, on avait insisté à la mi-temps pour tenir la victoire et ne pas prendre de but. Mais défensivement, on a eu des lacunes qu’il va falloir régler. Ce qui est positif, c’est que les buts que l’on prend, on les donne. Si on arrive à régler ces petits soucis-là, on ne peut que mieux faire. »
La feuille de route est tracée pour les Grenat : conserver le pressing haut et le volume de courses exigés par le staff, tout en fermant le verrou derrière pour s’offrir enfin un match plein sur 90 minutes.