Le DFCO et Metz s’affrontaient ce lundi soir en clôture de la 8ème journée de Ligue 2. Au coude-à-coude au classement, les Bourguignons réalisent la bonne opération en s’imposant largement (4-2) face à une équipe messine en proie au doute, qui chute à la dixième place.
Dans le froid bourguignon, les Messins ont sombré au stade Gaston-Gérard, partiellement rempli, dépassés par la puissance collective dijonnaise. Après un premier quart d’heure assez terne, marqué notamment par la banderole des supporters dijonnais à l’encontre de la chaîne qatarie : « Bein sport, tu fous la haine », les locaux ont rapidement pris les commandes. Hugo Vargas Rios ouvre le score d’une frappe surpuissante à 30 mètres (1-0, 19e). Cinq minutes plus tard, l’ancien Marseillais Ange Lago trompe Jonathan Fischer d’une frappe à ras de terre (2-0, 24e). Puis la légende du club Julio Tavares creuse l’écart d’un lob (3-0, 32e). Alors que les joueurs de Grégory Proment semblent dépassés, Pape Moussa Fall redonne espoir aux siens d’une tête juste avant la pause (3-1, 44e).
Au retour des vestiaires, le réveil messin se fait attendre. En difficulté dans le jeu, les Lorrains affichent une possession stérile et un manque d’impact qui profitent à leurs adversaires. Le vieux briscard Quentin Bernard profite d’une erreur du portier danois pour pousser le ballon au fond des filets (4-1, 69e). Les Dijonnais peuvent alors gérer leur avantage. Comme en première période, Pape Moussa Fall trouve la faille en fin de rencontre et réduit l’écart (4-2, 89e). Avec déjà sept buts cette saison, l’attaquant sénégalais occupe seul la tête du classement des meilleurs buteurs.
Des choix tactiques ratés
Face à un bloc dijonnais compact, les Grenats ont peiné à trouver des solutions. Le choix d’une défense à trois a notamment pénalisé l’entrejeu messin. Bouna Sarr et Florian Miguel, les deux pistons du soir, sont passés à côté de leur rencontre. Leurs replis défensifs tardifs et le manque de communication avec les milieux ont empêché Metz de contourner le pressing haut des Rouges. Le passage à une défense à quatre en seconde période a apporté un semblant de stabilité, sans toutefois permettre aux Lorrains de renverser la rencontre.