L’entraîneur du GF38 Olivier Frapolli s’est exprimé avant la huitième journée de Ligue 2 qui verra son équipe se déplacer sur la pelouse de Montpellier ce vendredi 9 octobre.
Les entraînements ont eu lieu à Crolles pendant la trêve puis à Espagnac cette semaine. Où en est votre terrain d’entraînement ?
C’est pour la bonne cause, le terrain a repris des couleurs. On devait reprendre dès lundi, mais à l’écoute des jardiniers, on a préféré s’octroyer une semaine supplémentaire de soins et d’entretien pour viser une solution durable. Même si la période limite cette durabilité, les joueurs étaient partants pour faire une semaine de plus sur synthétique afin de retrouver un terrain en bon état. Les zones abîmées se sont bien regarnies grâce au soleil et aux températures clémentes. Sauf imprévu, on y retourne lundi.
Quel est votre regard sur cette trêve internationale de trois semaines ?
C’est un peu long. La première semaine fait du bien physiquement et mentalement, car c’est rare d’avoir un week-end sans penser au match suivant pour un entraîneur. Mais en revenant le lundi, on a vite envie de retrouver la compétition. On a fait un match amical, mais cela fait beaucoup d’entraînements d’attente, un rythme inhabituel. Si c’était mon choix, j’aurais préféré couper davantage à Noël avec des conditions météo plus difficiles. Mais on doit s’adapter au calendrier des sélections. Sur le plan athlétique, il n’y a pas d’inquiétude : on a beaucoup travaillé et homogénéisé les états de forme entre ceux qui avaient beaucoup joué et ceux qui en avaient besoin via un travail individualisé.
Où en est Zé Leite dans sa convalescence et son intégration ?
Il a fait une ou deux séances collectives à son arrivée avant d’arrêter. Il souffre d’une lésion musculaire entre l’insertion haute, le muscle et le tendon, une zone délicate à cicatriser et où il avait déjà été blessé par le passé. On y va donc très progressivement, avec une échéance estimée fin octobre ou début novembre, selon l’évolution. Humainement, son intégration se passe très bien : c’est un garçon ouvert, ce qui est remarquable quand on arrive de l’étranger en étant blessé.
Le chantier offensif est-il la priorité absolue du moment ?
C’est un travail de fond qui ne se fait pas en claquant des doigts. Notre volonté est de se créer plus d’occasions pour augmenter notre ratio et transformer nos situations en buts. Cela demande de la confiance, des automatismes et des complémentarités, d’autant que certains attaquants reviennent de blessure et que Zé Leite n’est pas encore intégré collectivement. On ne veut pas en faire une obsession maladive, mais il y a une prise de conscience : pour gagner, il faut marquer.
Comptez-vous beaucoup sur l’apport des latéraux et des excentrés ?
Dans notre projet de jeu, c’est essentiel. Nos latéraux sont très offensifs, à l’image des buts de nos joueurs dans les couloirs. On travaille énormément le jeu combiné. Sur les postes d’excentrés, on a besoin de solutions individuelles par la provocation, l’équilibre et l’inspiration. Je ne brime jamais mes joueurs offensifs, je les encourage. Mais la frontière est mince entre l’apport offensif et la garantie défensive : si le rendement offensif devenait plus net, je prendrais l’option offensive sans hésiter.
Faut-il s’attendre à voir Nesta Zahui évoluer un cran plus haut ?
Il me donne entière satisfaction au poste de piston. Après, j’ai aussi la volonté d’intégrer Ivann (Maçon) dans l’équipe car c’est une plus-value, donc c’est une option dont j’ai parlé avec Nesta. Il a une production offensive très intéressante, mais il doit encore franchir un palier dans l’efficacité pure, en convertissant ses efforts en passes décisives et en buts, comme c’était déjà le cas la saison dernière.
Comment aborder ce déplacement à Montpellier après les frustrations d’avant la trêve ?
Ça repart très fort avec un gros morceau d’entrée face à une équipe de Montpellier dans un championnat ultra-homogène. La frustration des fins de match contre Clermont et Annecy doit nourrir un sentiment positif de vouloir faire plus. Ce n’est pas de la malchance, c’est une mauvaise gestion de notre part, un manque de métier dans le temps additionnel. Mais le meilleur moyen d’y remédier, c’est aussi de se mettre à l’abri plus tôt en marquant ce deuxième but. Malgré les galères de début de saison (arrivées tardives, blessures), l’équipe a une ligne conductrice et avance dans le bon sens. Les repères s’installent, et le staff veille à ce qu’il n’y ait aucun relâchement.