Annoncé très tôt en cours du dernier exercice et arrivé cet été dans les Alpes après plusieurs saisons dans le rôle de doublure au Stade de Reims, Alexandre Olliero va retrouver les buts du GF38 ce samedi après un début de préparation compliquéé par une petite blessure. Entre désir de retrouver du temps de jeu en Ligue 2 et quête d’une continuelle progression – notamment dans son leadership, le portier de 29 ans veut s’installer comme un cadre important dans son nouveau club.
Alors que le Grenoble Foot 38 luttait encore pour valider définitivement son maintien lors du précédent exercice, l’accord entre le club et le gardien de but était déjà scellé. Un engagement précoce rare. Tout s’est accéléré à la mi-février, lors d’un affrontement entre Reims et Grenoble : « On a joué le 14 février ici avec Reims, et on a commencé à discuter avec Olivier [Monterrubio] à partir de ce moment-là. »
Arrivant en fin de bail en Champagne, le choix de rejoindre les Alpes s’est imposé comme une évidence pour relancer sa carrière : « Moi, je voulais aussi que ça se fasse tôt parce que j’arrivais en fin de contrat avec Reims qui ne me proposait pas grand-chose. Grenoble est venu et le projet a fait que j’allais retrouver du temps de jeu. C’est un bon club de Ligue 2, il y a pas mal de choses à faire. J’ai quand même tremblé un peu sur la fin pour le maintien (rires), mais au final, ils ont réussi. »
La fin de la frustration rémoise : l’heure de s’imposer en n°1
Pendant trois ans et demi au Stade de Reims, le gardien formé à Nantes a dû se contenter d’un statut de doublure cantonné aux coupes nationales — illustré par une finale et un quart de finale de Coupe de France. Une situation devenue frustrante pour un joueur en quête de régularité et désirer de montrer toutes ses qualités. « Tu as une partie de ta carrière où tu as besoin et envie de jouer. Après trois ans et demi en faisant que les matchs de coupe, c’est vrai que c’est un peu long. Je suis parti à Reims pour jouer aussi, mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Passer de Pau à Reims, c’était un step avec des infrastructures et des joueurs de Ligue 1. Mais aujourd’hui, je veux prouver autre chose. »
Pour réussir ce pari, Olliero sait qu’il doit franchir un palier sur le « plan vocal » et s’affirmer davantage dans sa surface. Un axe de travail appuyé par son nouvel entraîneur des gardiens, Arnaud Genty. « Avec les anciens, on se donne des consignes. Je dois m’exprimte un peu plus encore. Il ne faut pas que j’hésite à gueuler un peu plus, à montrer que c’est moi le patron derrière ! Arnaud me demande de parler plus, de m’imposer. À tout âge on progresse, et je sais qu’avec lui, je vais beaucoup progresser. »
Un profil facile à vivre au cœur d’un vestiaire soudé
Reconnu pour son altruisme et sa bienveillance en dehors du terrain, Alexandre Olliero s’est immédiatement fondu dans le moule isérois. Les activités de cohésion organisées lors du stage au Chambon ainsi que les repas partagés avant la reprise ont grandement facilité son acclimatation. « Je m’intègre assez vite. Mais s’il y a le gars gentil en dehors, sur le terrain, il doit y avoir l’autre… Il y aura le cousin quoi ! Mais le bon cousin, pas le mauvais (rires). »
Une intégration portée notamment par de très bonnes relations humaines nouées dès les premiers jours avec ses nouveaux coéquipiers. « Avant d’arriver, j’ai pu manger avec certains joueurs pour apprendre à les connaître. Dans ce groupe, il y a beaucoup de bons mecs. Maintenant, il faut traduire ce qu’il y a en dehors sur le terrain. »
Ce samedi, Olliero devrait être aligné face à Clermont, quelques semaines après sa dernière (et seule) apparition sous le maillot grenoblois. L’occasion de retrouver le rythme et de parfaire les automatismes avant que les choses sérieuses ne commencent. Avec près de 100 matchs disputés en Ligue 2 au cours de sa carrière, le portier n’est plus un novice et son expérience sera un plus pour le collectif dauphinois.