L’annonce était aussi crainte qu’elle semblait inévitable : elle est désormais officielle. De passage devant la commission d’appel de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) ce mercredi, les Girondins de Bordeaux ont été relégués administrativement en Régional 1, soit le sixième échelon du football français.
Une issue devenue inévitable pour les Girondins de Bordeaux
Six titres de Ligue 1, quatre Coupes de France, trois Coupes de la Ligue, des soirées à vibrer sous l’hymne de la Ligue des champions… et un retour au sixième niveau du football français. La situation paraît presque impensable, et pourtant c’est bien en Régional 1 que le club historique au scapulaire évoluera la saison prochaine. Un véritable séisme dans le football français, conséquence d’une instabilité actionnariale chronique et d’une mauvaise gestion financière ces dernières années.
Une situation qui rendait le sauvetage des Girondins quasiment impossible. En effet, les 9 à 10 millions d’euros attendus pour convaincre le gendarme financier du football français et obtenir la levée de l’exclusion des championnats nationaux ne sont jamais arrivés. Le désistement de la principale source d’espoir, le fonds d’investissement britannique Sparta, avait pratiquement scellé le sort de l’institution bordelaise à la veille du verdict. Rendu ce mercredi après-midi, celui-ci a été sans appel venant ainsi acter la chute sportive d’un club historique dans le paysage footballistique français.
Un recours devant le CNOSF en dernier espoir
En effet, malgré le récent optimisme de Rio Mavuba, la délégation bordelaise, composée notamment de Gérard Lopez, Arnaud Saint-André et Laurent Cotret, n’est pas parvenue à faire infirmer la décision rendue le 30 juin dernier. Pour autant, Gérard Lopez s’apprête à brandir son ultime joker pour tenter de sauver les Girondins. D’après les informations de Sud Ouest, le président et propriétaire bordelais devrait lancer un appel d’offres pour trouver un repreneur capable de financer le club et se porter garant du plan de continuation. Un recours devrait donc être dépose prochainement devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) avec l’objectif de voir cette cession finaliser d’ici là. Un dernier espoir qui pourrait éviter le dépôt de bilan de la structure professionnel et les dettes qui vont avec pour l’association qui en hériterait. En attendant, un rendez-vous est d’ores et déjà prévu avec le tribunal de commerce pour demander la résolution du plan en cours.
Pour rappel, cette chute sportive pourrait déclencher une réaction en chaîne sur le plan juridique et commercial :
- La faillite du plan de redressement : Face à une situation économique et sociale jugée sans issue, le commissaire à l’exécution du plan devrait rapidement saisir le tribunal de commerce pour demander la résolution du plan en cours.
- Le dépôt de bilan : Le tribunal de commerce de Bordeaux pourrait alors prononcer la liquidation judiciaire de la structure professionnelle dès la fin du mois de juillet.
- Le fardeau de l’association : Si la structure professionnelle disparaît, l’association des Girondins de Bordeaux se retrouverait seule détentrice du numéro d’affiliation. Elle hériterait alors de dettes colossales, dont environ 4,5 millions d’euros de traites de transferts de joueurs étrangers impayées et 500 000 euros d’indemnités de formation.