Olivier Frapolli, entraineur du GF38 (crédit photo : Métro-Sports)

Olivier Frapolli (GF38) : « Un résultat équitable »

Après le match nul (0-0) décroché par le GF38 face au FC Metz ce vendredi 14 août au Stade des Alpes lors de la 2ème journée de Ligue 2, l’entraîneur grenoblois Olivier Frapolli s’est présenté en conférence de presse.

Quel est votre sentiment après ce match nul contre Metz, une semaine après la défaite à Dunkerque ?
Globalement, c’était de bien meilleure qualité. Nous étions très déçus de notre prestation de la semaine dernière et nous avons eu peu de temps pour préparer ce match. L’objectif était de l’emporter, mais au vu des occasions de part et d’autre, c’est un résultat équitable. Ce point nous permet d’ouvrir le compteur et d’enrayer une dynamique négative. L’important était aussi de se rassurer défensivement en ne prenant pas de but. L’équipe a montré de belles vertus jusqu’au bout pour préserver le score, et c’est une base solide sur laquelle nous allons pouvoir construire.

La chaleur étouffante a-t-elle lourdement pèsé sur le rythme de la partie ?
Absolument. Entre le match de la semaine passée joué sous 20 °C et celui-ci, l’intensité des courses ne pouvait pas être la même. Les joueurs étaient déjà très marqués physiquement à la mi-temps et sont allés au bout de leurs forces. Cela a amené quelques approximations techniques, mais nous avons tenu.

Pourquoi n’avoir pas fait plus de changement plus tôt durant le match ?
Faire entrer un joueur à vocation défensive dans ces conditions est extrêmement délicat : le temps qu’il se mette au rythme, cela peut mettre l’équipe en danger. Nous avions une base au milieu qui tenait la route et nous ne voulions pas modifier cette organisation. De plus, nous n’avions pas suffisamment d’armes sur le banc offensivement pour faire basculer la fin de match comme je l’aurais souhaité.

Comment avez-vous analysé le contenu tactique de cette rencontre ?
Nous sommes bien rentrés dans la partie en mettant de la pression d’entrée. Avec la fatigue, Metz a réussi à trouver des sorties systématiques sur leur côté gauche et à nous contourner, ce qui a fait baisser notre bloc de récupération. Nos transitions manquaient d’inspiration. En seconde période, nous avons joué un peu plus haut. Posséder le ballon, c’est bien, mais le faire dans le camp adverse pour créer du danger et obtenir des coups de pied arrêtés, c’est mieux. On a trouvé plus de liant entre notre défense et notre milieu ; il faut maintenant parvenir à faire le lien entre le milieu et l’attaque pour concrétiser nos situations en occasions franches.

Vous avez procédé à plusieurs remaniements dans le onze de départ. Quel était votre message ?
Il n’y avait pas de sanction individuelle après Dunkerque, car la mauvaise performance était collective. Nous avons réintégré Baptiste Moisan après sa suspension et repositionné Killian dans l’axe. Farouk a apporté beaucoup de sérénité et d’expérience à la ligne arrière. Avec six nouveaux joueurs au coup d’envoi, l’équipe a bougé dans toutes ses lignes. Sur le côté droit, l’entente entre la recrue arrivée il y a deux semaines et Nesta demande encore du temps pour trouver des repères, contrairement au côté gauche qui joue ensemble depuis un an. Mais c’est un joueur généreux et puissant qui va monter en puissance.

Avez-vous le sentiment d’être engagé dans une course contre le montre ?
En Ligue 2, on ne peut pas compresser le temps, mais on ne peut pas non plus se dire qu’on en a. Nous avons des joueurs qui sont arrivés très tard : à titre d’exemple, nous avons présenté le projet de jeu à Léo (Cerri) et Jean-Guy (Akpa Akpro) seulement la veille du match. Il faut accélérer tous les processus d’intégration et de cohésion. Concernant mes choix, le statut n’importe peu : si deux jeunes joueurs méritent de débuter, ils joueront, peu importe le poste.

Vous abordez un calendrier chargé avec des déplacements à Saint-Étienne puis à Laval. Comptez-vous sur des retours d’infirmerie ?
Non, il n’y aura pas de retour rapide la semaine prochaine. L’objectif sera déjà de ne perdre personne durant la préparation. On attaque deux semaines très intenses. Le match à Saint-Étienne sera exigeant, mais ce point pris à domicile évite de laisser s’installer le doute.

Que retenez-vous de votre première sur le banc au Stade des Alpes ?
On veut toujours gagner sa première à domicile, mais j’ai beaucoup aimé le soutien des supporters. Ils nous ont poussés jusqu’à la dernière minute. Nous cherchons à bâtir une relation forte avec eux : nos supporters attendent un comportement irréprochable et des joueurs qui s’arrachent sur le terrain. Ce soir, ils l’ont vu et reconnu.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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