Touché mais loin d’être abattu après le faux pas à domicile contre Boulogne, le Grenoble Foot 38 (GF38) prépare son déplacement sur la pelouse du Pau FC pour le compte de la 10ᵉ journée de Ligue 2. En conférence de presse d’avant-match ce jeudi, l’attaquant grenoblois Ugo Bonnet s’est livré sans langue de bois sur la défaillance collective subie la semaine passée, l’exigence d’un sursaut mental et sa quête personnelle d’efficacité devant le but.
Le constat cash après Boulogne : « Ça doit nous servir de leçon »
Après un revers douloureux au Stade des Alpes, le vestiaire isérois a rapidement crevé l’abcès. Pour Ugo Bonnet, pas question de se chercher des excuses : les Grenoblois sont passés à côté de leur sujet, notamment dans l’engagement. « On travaille, c’est la première chose à faire. On sait que ce week-end on a merdé, c’est le cas de le dire. Mais ça doit nous servir de leçon et on sait ce qu’on a à faire pour bien faire les choses. On a analysé ce qu’on a fait de mal et ce qu’il ne faut pas reproduire. »
Interrogé sur la menace de la zone rouge qui se rapproche au classement, le buteur temporise, préférant insister sur l’état d’esprit à insuffler dans le Béarn. « C’est un peu tôt pour regarder le classement. En deux victoires, on peut être là-haut, comme en deux défaites, on peut être tout en bas. Face à Pau, l’état d’esprit va être primordial. Il va falloir mettre du mouvement, de l’envie et montrer qu’on a plus faim qu’eux. »
La quête d’un premier but
Au cœur du débat offensif qui anime le GF38 — où quatre à cinq éléments se disputent la place de numéro 9 —, Ugo Bonnet court toujours après sa première réalisation sous les couleurs iséroises cette saison. S’il reconnaît que trouver le chemin des filets agirait comme un déclic collectif et individuel, l’ancien Ruthénois refuse de céder à la panique. « J’aimerais bien marquer le plus rapidement possible, mais je ne suis pas dans une crispation. Je préfère faire un match où on a manqué des occasions qu’un match où on n’en a pas. Offensivement, on crée des choses et la finition va venir. Pour un attaquant, trouver les filets va forcément débloquer quelque chose sur le plan mental. »
Une concurrence saine au service du collectif
Laissé sur le banc lors de la dernière journée, le joueur de 31 ans accepte les choix de son entraîneur et met en avant la richesse du groupe grenoblois. « On est beaucoup de neufs, il y a une bonne concurrence au quotidien, on se tire la bourre gentiment et maintenant il faut qu’on marque. Si certains commencent à penser à leur petite personne, à notre niveau, ça ne marchera pas. Il faut penser collectif avant tout. »
Pour concrétiser les progrès aperçus dans le jeu et effacer le cauchemar boulonnais, Bonnet et l’attaque iséroise savent ce qu’il leur reste à faire ce vendredi au Nouste Camp.