L’AS Nancy Lorraine a parfaitement géré son duel face à Dunkerque lors de la quatrième journée de Ligue 2. En conférence de presse d’après-match, l’entraîneur Oswald Tanchot est revenu en détail sur cette performance, entre satisfaction tactique, axes de progression offensifs et mise au point sur le calendrier.
« C’est un match abouti qu’on a bien géré, car ce n’est jamais simple de jouer en supériorité numérique. Nous avons su faire preuve de lucidité. Paradoxalement, nos plus grosses occasions, nous les avons eues à onze contre onze. On a souffert un peu dans la récupération face à leurs principes de jeu, ce qui était prévu avec notre bloc médian. Mais chaque récupération nous a permis d’être dangereux. La décision de l’arbitre est légitime, et je tire un coup de chapeau aux jeunes qui ont su garder leurs nerfs, sans tomber dans la provocation, tout en ne donnant quasiment rien à l’adversaire.
Le but arrive au bon moment car on sentait les joueurs un peu touchés par les occasions nettes manquées. Basculer à la pause avec cet avantage nous a fait du bien mentalement. J’ai aimé la résilience de Brandon (Bokangu), qui a su concrétiser après des ratés, ainsi que nos progrès collectifs pour faire mal à l’adversaire.
C’est très important d’avoir une continuité d’une saison sur l’autre. Sept ou huit joueurs de la saison dernière étaient titulaires. Ils connaissent Picot, la montée ou le maintien, ce qui enlève de la pression aux nouveaux et leur donne le temps de s’intégrer. Cela met aussi en valeur le travail de qualité réalisé l’an dernier.
Je suis très content d’avoir une semaine longue pour bien travailler, intégrer les nouveaux et régénérer les organismes. On va fonctionner en deux blocs de trois jours, entrecoupés de soins et de réglages tactiques. En revanche, je regrette de n’avoir que quatre jours à peine pour préparer le match suivant à cause d’un déplacement tardif un lundi. Je pensais qu’il y avait un accord tacite pour ne pas rejouer le vendredi quand on dispute une rencontre le lundi. C’est un déséquilibre, mais on ne va pas pleurer : il faudra être performants dans le contenu et la gestion des efforts pour relever ce nouveau défi.«