David Vignes entraîneur du Stade Lavallois

« On doit haïr la défaite » : David Vignes (Stade Lavallois) veut enclencher le rebond à Dijon

L’entraîneur du Stade Lavallois David Vignes s’est exprimé avant le déplacement de son équipe sur la pelouse de Dijon dans le cadre de la 6ème journée de Ligue 2.

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Après deux défaites consécutives reçues à domicile, est-il temps d’enclencher un déclic à l’extérieur ?
Il est toujours temps de rebondir après une défaite. On doit haïr ça, et deux défaites de suite, c’est suffisant. On s’est bien préparés pour aller à Dijon avec l’attitude d’une équipe qui veut s’imposer et stopper immédiatement cette dynamique négative.

Le Stade Lavallois se retrouve actuellement dans la zone de relégation. Est-ce impératif d’en sortir très vite pour préserver le mental du groupe ?
C’est important sur le plan psychologique, mais il faut prendre de la hauteur. À deux buts près, nous sommes aussi 12es ou 13es ex aequo. À ce stade, le classement reste anecdotique. Un premier point sera fait à la trêve internationale, puis après 10 matchs, où la table des positions commencera à signifier quelque chose. Ce qui me préoccupe davantage, c’est notre moyenne de points : avec 4 points aujourd’hui, nous sommes en deçà de nos objectifs. Ces deux matchs avant la trêve doivent nous permettre d’enclencher une dynamique positive et de sortir de cette zone dangereuse.

Après un début de calendrier contre de gros morceaux, affronter des adversaires réputés plus accessibles modifie-t-il vos attentes envers les joueurs ?
Non, car je ne crois pas à la notion de match facile ou difficile. Au haut niveau, chaque rencontre est un défi. Aller jouer à Gaston-Gérard n’est pas plus simple qu’aller à Geoffroy-Guichard. Le risque face à des équipes dites « abordables », c’est un relâchement inconscient des joueurs parce qu’ils ne sont pas mis en alerte maximale. C’est contre cela qu’il faut lutter. La clé réside dans la gestion de l’événement et ce qu’on propose sur le terrain, peu importe le prestige de l’adversaire.

Que pouvez-vous nous dire sur cette formation de Dijon, que vous avez affrontée la saison dernière ?
C’est une équipe qui a conserve de nombreux automatismes et évolue dans le même système depuis trois saisons. Elle possède une réelle maîtrise technique et beaucoup de certitudes dans son jeu, même si elle pèche actuellement par inefficacité offensive. Même s’ils sont derniers au classement, leurs prestations restent très cohérentes, comme contre Saint-Étienne ou Boulogne. C’est une très bonne équipe, qui allie jeunesse et expérience, et qui causera des problèmes à beaucoup de monde.

Dijon éprouve des difficultés malgré sa domination la saison passée. Cela prouve-t-il la marche importante qui sépare le National de la Ligue 2 ?
Tout à fait. Même avec une dynamique très positive, la transition n’est jamais simple. Dijon s’est renforcé avec des joueurs venant de la division inférieure, tout comme nous avons intégré des éléments qui découvrent ce niveau. L’adaptation prend du temps. Mais leur qualité de jeu finira par payer sur la durée. J’espère juste que leur déclic n’aura pas lieu face à nous.

Ce match prend-il déjà des allures de duel décisif pour le maintien entre deux équipes en manque de points ?
Il ne faut pas exagérer après seulement cinq journées. La saison dernière à la même époque, des équipes avec très peu de points ont réussi à se maintenir ou même à monter. Il n’y a pas péril en la demeure. Cependant, comme les deux clubs joueront le maintien cette saison, le vaincu prendra un coup derrière la tête. Une victoire à l’extérieur serait une excellente opération comptable pour nous permettre de prendre l’ascendant sur un concurrent direct.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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