Le RC Lens a remporté pour la première fois de son histoire le Trophée des Champions en battant le PSG (1-0) ce dimanche soir grâce à une réalisation de Thauvin (32e). Réduits à 10 dès la 39e minute après l’expulsion d’Antonio, les Sang et Or ont livré une prestation remarquable pour s’adjuger un premier titre cette saison. L’entraîneur Dino Tippmöller a livré son analyse après la rencontre.
Un premier match réussi, et un premier titre gagné
« C’est quelque chose de très spécial. C’était mon premier match avec mon équipe et les supporters. C’est vraiment une victoire collective de tout le staff, tous les joueurs. Et l’ambiance nous a beaucoup aidé à remporter ce premier titre pour le club. Je ressens une très grande fierté par rapport à ce que les joueurs ont donné. On savait qu’on allait souffrir beaucoup contre une équipe très forte techniquement, avec une bonne possession et dangereuse dans le dernier tiers. On savait qu’on pouvait faire quelque chose en transition et on a joué avec le coeur. C’est pour moi le plus important. On ne peut jamais garantir un résultat mais si on donne tout et avec notre public, on peut battre tout le monde. »
Des axes d’amélioration tout de même
« Après un match contre le PSG, ce n’est pas facile de critiquer quelque chose quand on a joué plus d’une mi-temps à 10. Mais il faut quand même améliorer le fait d’avoir un peu plus de possession, d’être un peu plus calmes dans la sortie de balle. On a que 6-7 semaines de travail derrière nous. On va mettre encore des choses en place et on a besoin de temps. Il y a pas mal de changements dans cette équipe. Les dernières recrues sont arrivées cette semaine et on doit connecter tous les joueurs et le staff. On doit montrer cet état d’esprit et si on est encore mieux connectés, je pense que si on joue encore un peu mieux, on peut faire encore plus mal. »
Le discours à la pause concernant l’infériorité numérique
« Il y a toujours deux choses qui sont importantes. La première chose, c’est l’aspect tactique. L’autre côté beaucoup plus important, c’était de mettre nos émotions sur le terrain. Ruben Aguilar qui est entré et les autres ont vraiment appliqué cela. On savait à la mi-temps que ça allait être compliqué. On avait besoin du public donc avec chaque tacle, chaque ballon bloqué, on pouvait mettre le feu au stade. C’est surtout ce que j’ai demandé en termes d’émotions. »