Oswald Tanchot entraîneur AS Nancy Lorraine

Red Star – AS Nancy Lorraine. Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Oswald Tanchot

Alors que son équipe se déplace ce lundi sur la pelouse du stade Bauer pour y affronter le Red Star, l’entraîneur de l’AS Nancy Lorraine Oswald Tanchot s’est présenté en conférence de presse. Tour d’horizon des principaux enseignements de son intervention.

Un choc excitant face à un adversaire redoutable

« C’est un match super excitant à jouer, à vivre, à préparer aussi, quand on est coach. C’est un match contre une équipe où tu as beaucoup de choses à faire dans l’analyse parce que c’est une belle équipe. Il y a beaucoup de contenu dans leur match, c’est plaisant, mais en même temps c’est difficile parce qu’il y a beaucoup de dangers un peu partout. C’est une équipe qui a beaucoup de certitudes dans son jeu, même si là elle reste sur deux résultats un peu moins bons, mais quand même avec du contenu. »

La leçon de Laval : l’efficacité et la solidité avant tout

« Sur ce match-là, on peut dire que c’est plutôt notre solidité qui nous fait gagner. Et c’est bien parce qu’avec nous, on a besoin de ça : d’être solide, d’être parfois un peu moins brillant, pétillant, mais efficace. On a pu s’appuyer sur une bonne défense, un bon gardien. Quand je dis défense, c’est l’aspect collectif, parce que même sur le but qu’on marque, c’est sans ballon qu’on récupère le haut et que le pressing fait la différence. »

Une force mentale et des matchs à rebondissements

« On ne lâche rien parce que je crois qu’on a la qualité mentale pour ça. On a la qualité athlétique, on a la confiance, donc du coup, ça nous permet d’être capables de tourner les matchs dans cette seconde partie. Je dis souvent qu’il y a souvent plusieurs matchs dans un même match et on sait qu’il y a souvent une dernière partie de match qui est souvent très différente de la première heure. »

La réussite se provoque et se relativise

« On est lucide. Annecy, le but qu’on marque, il est très chanceux… ou en tout cas la réussite, ça c’est clair. Maintenant, si on analyse que là-dessus, on peut aussi dire qu’on n’a pas eu de réussite sur d’autres actions avant. Donc finalement, quand on regarde les données pures du match, la victoire ne souffre d’aucune contestation. Par contre, contre Laval, ça tourne pour nous, franchement ça aurait pu être l’inverse. Mais comme souvent en Ligue 2, je n’ai pas la prétention de penser qu’on va dominer tout le monde. »

L’image de l’ASNL change et les adversaires s’adaptent

« Il y a beaucoup d’équipes qui changent des choses avant de nous jouer, des micro-comportements ou même carrément des dispositifs. Voilà, parce qu’en ce moment, on a peut-être un peu le vent en poupe et que les adversaires, forcément, analysent leurs matchs comme nous on le fait. Qu’on parle un peu plus de nous, oui, je trouve qu’on fait notre championnat… Mais ça doit d’abord et avant tout plaire à ceux qui viennent tous les week-ends nous voir, parce qu’on sait bien que deux belles prestations, ça ne fait pas une saison. »

Le mythique stade Bauer, un temple du football

« Ça sent le football, franchement c’est un endroit où déjà depuis très longtemps Bauer ça respire le foot, on a l’impression de faire un bond dans le temps. Maintenant c’est un peu différent, ils ont refait leur stade, mais l’ancien Bauer, tu avais l’impression de venir jouer à l’époque de Jules Rimet. J’adore toujours y aller, je sais que c’est toujours compliqué parce qu’il y a de l’intensité sur le terrain, autour du terrain, mais je trouve que c’est un endroit atypique et qui est assez unique quand même en son genre. »

Le piège de la série de victoires

« Je m’en suis un peu servi la semaine dernière pour préparer Laval parce que je trouvais qu’il fallait trouver un levier pour pas parler que de la dernière place de Laval, mais parler d’autres choses. Mais c’est tout. Si tu te concentres sur la série, tu te concentres pas sur les moyens. Et la série, c’est le reste du temps de ce que tu vas faire. Si tu refais des matchs comme contre Laval, ta série va s’arrêter et voilà, ce sera logique. »

L’ADN de l’équipe : ne jamais tricher

« Ce qui séduit, oui, c’est surtout sur le jeu que les gens nous disent des choses sympathiques. Les gens qui suivent l’ASNL ont vu des victoires, des accessions, donc voilà, ils ne sont pas en manque de résultats, peut-être un peu sur l’aspect jeu. Ils prennent un peu de plaisir au stade, ils ont envie de s’identifier à l’équipe, à l’abnégation. Et puis surtout, ce qu’on entend tout le temps, c’est que les joueurs ne lâchent rien. Quand je l’entends, ça me fait plaisir, parce que ça veut dire qu’on ne triche pas et que les gens le ressentent. »

Le profil du joueur moderne

« Je le disais avec certains de mes joueurs : le joueur moderne, on ne peut plus avoir la catégorie de joueur talentueux mais qui ne travaille pas, qui ne défend pas, qui s’entraîne mal. Parce que oui, tu vas te lever de ton siège une fois, mais ça ne fait pas une carrière. Aujourd’hui, si tu as ça et uniquement ça, tu n’existes pas. Il y a trop d’intensité, les blocs sont resserrés, il y a de la vidéo, si tu veux être juste un joueur frisson de temps en temps, ça ne passe pas. »

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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