Le FC Sochaux Montbéliard s’est incliné 3-2 sur la pelouse de Metz ce samedi 17 octobre dans le cadre de la 9ème journée de Ligue 2. L’entraîneur des Lionceaux Vincent Hognon, s’il a apprécié de nombreux points, a pointé le manque d’efficacité de son équipe en après match.
Malgré la défaite, l’analyse globale du technicien du FCSM met en avant une domination dans le contenu, ternie par un manque d’efficacité clinique. « Je suis satisfait de l’entame qu’on fait pendant 10 minutes. […] 90 % de ce qu’on a fait, c’était très bien. On a eu de bonnes intentions, même en étant menés 2-0. Sauf qu’eux ont eu un peu plus d’efficacité dans la finition. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes selon le coach, qui regrette le décalage entre les situations créées et le rendement réel. « Ils sont venus cinq fois dans notre surface, ils ont mis deux buts, une barre et deux arrêts de notre gardien. Nous, on a eu quasiment autant d’occasions, et on repart presque sans rien à part une frappe sur le poteau et un contre favorable. On aurait pu mettre quatre ou cinq buts. »
Une recrudescence de regrets pour Hognon après Metz – Sochaux
C’est surtout la récurrence des scénarios défavorables qui agace l’entraîneur. Après les points perdus en route lors des précédentes journées, ce revers a un goût amer. « Ça fait trois matchs qu’on a des regrets, avec des physionomies différentes. On a eu des regrets de prendre qu’un point contre Boulogne, qu’un point contre Laval alors qu’on menait… Et ce soir, on a des regrets de repartir avec rien, de ne pas avoir marqué beaucoup plus. »
Point noir de la soirée identifié par le technicien : le comportement dans les zones de vérité, aussi bien offensivement que défensivement. « La vraie déception, c’est qu’on a eu un grand manque d’agressivité dans les deux surfaces de réparation. […] J’ai trouvé notre première mi-temps correcte dans les intentions, mais d’une « tendreté » incroyable dans la surface. Défensivement, on a manqué d’agressivité sur les renvois de balle, on a commis des erreurs majeures dans la surface. C’est là que le score se décide. »
Rester positif et grandir vite
Malgré l’énervation légitime après un tel scénario, l’heure n’est pas au catastrophisme, mais à la exigence collective pour s’affirmer parmi les cadors du championnat. « Il faut rester positif parce qu’il y a 90 % des choses qui sont bonnes. Les 10 % qui nous restent ne sont pas toujours faciles à aller chercher, mais on en est capable, on l’a prouvé plus tôt dans la saison. On arrive à rivaliser avec une équipe qui joue la montée, cela devrait nous mettre en confiance, mais on doit être plus constant. »
Interrogé sur la performance de ses individualités, le coach a préféré botter en touche pour privilégier une remise en question globale. « Chacun peut se regarder dans le miroir. J’attends des joueurs qu’ils soient performants sur la durée, qu’ils soient titulaires ou remplaçants. » Un avertissement sans frais avant de lancer le travail vidéo pour corriger le tir.