Battu à l’issue d’un déplacement tardif et difficile à Reims, le FC Annecy se remet en ordre de marche avant de défier le FC Metz. En conférence de presse, l’entraîneur haut-savoyard Laurent Guyot est revenu sur les erreurs commises, la gestion de son effectif et la nécessité de franchir un cap dans l’efficacité.
La digestion du déplacement à Reims et l’état d’esprit du groupe
« On est rentrés à 6h45 du matin, ce qui ne m’était jamais arrivé après une défaite. On a aménagé la récupération avec une journée off et une reprise progressive pour éviter la léthargie mentale. Sur le plan du jeu, l’état d’esprit était là, mais l’envie de bien faire ne suffit pas. Avec 21 séquences de pertes de balle évitables et des transitions mal exploitées, on a redonné des cartouches à un adversaire qui adore ça. Malgré tout, je préfère m’attacher à ce qu’on fait de bien pour l’améliorer plutôt que de casser le groupe.
On avait la place de faire un bien meilleur résultat. On a créé des circonstances favorables, mais on doit éliminer ces cadeaux directs à l’adversaire. C’est un apprentissage pour continuer à grandir. »
Le match à venir face à Metz et l’exigence de la concurrence
« Le danger serait de se focaliser uniquement sur nos transmissions ratées et d’oublier notre identité : l’organisation, le pressing haut et le jeu dans le camp adverse. C’est l’état d’esprit et le socle de notre force. C’est un processus qui demande du temps et de la répétition.
Notre effectif est plus homogène et consistant aujourd’hui. Avec l’enchaînement des matchs et la gestion de la forme de chacun, c’est l’opportunité d’intégrer d’autres joueurs. La concurrence est saine et nécessaire, à l’image de ce que fait Luis Enrique au PSG. Les joueurs doivent aussi accepter cette émulation et rester utiles même lorsqu’ils ne débutent pas. »