L’Olympique Lyonnais vient de boucler la première phase de sa préparation estivale sur un bilan comptable parfait : trois matchs, trois victoires. Si le dernier succès face au Servette Genève (2-1) a mis en lumière la fatigue légitime des organismes, ce premier bloc offre de précieux enseignements sur le visage de l’OL version 2026-2027. Avant le départ pour le stage en Bavière, voici ce qu’il faut retenir.
Le nouveau projet de l’OL prend forme. Sous la houlette de Paulo Fonseca, les Lyonnais avancent à un rythme soutenu. Malgré l’absence préjudiciable de Malick Fofana, freiné par une blessure à la cheville, le groupe rhodanien affiche déjà de belles certitudes, agrémentées par l’intégration rapide des nouveaux visages du mercato.
Un secteur offensif prolifique et la sensation Rémi Himbert
Avec 13 buts inscrits en seulement trois confrontations, l’animation offensive lyonnaise tourne déjà à plein régime. Certes, l’adversité (Mâcon, Saint-Gall, Genève) doit inciter à la prudence, mais la force de frappe rhodanienne est bien réelle.
La grande satisfaction de cet été se nomme Rémi Himbert. Du haut de ses 18 ans, le jeune attaquant a crevé l’écran en s’offrant déjà deux triplés. Au-delà de ses six réalisations, c’est son volume de jeu, la qualité de son pressing et son intelligence dans les remises qui impressionnent. Après une saison dernière tronquée par une blessure, le jeune Gone semble revenu plus fort que jamais.
Des recrues qui bousculent déjà la hiérarchie
Le recrutement lyonnais montre déjà des signes très encourageants, notamment sur les ailes :
- Mohamed Ouédraogo s’impose à gauche : Arrivé de Bundesliga autrichienne, le latéral burkinabé est la sensation du début de l’été. Solide, infatigable et capable de raids solitaires tranchants, il fait l’unanimité. Son capitaine Corentin Tolisso loue déjà sa mentalité de joueur « box-to-box ». Des performances XXL qui confirment que les lignes devraient bouger à ce poste d’ici la fin du mercato.
- De la dynamite sur les côtés : À 20 ans, Kaïl Boudache fait parler sa vivacité et son sens du dribble sur l’aile droite (il provoque le penalty de la gagne contre le Servette). De l’autre côté, le Belge Julien Duranville alterne encore le bon et le moins bon dans ses duels, mais son pouvoir de percussion reste une arme redoutable.
- Au milieu : Le Danois Mads Bidstrup a affiché un gros volume de jeu pour sa première association avec Tolisso et Morton, malgré une perte de balle évitable sur le but suisse qui témoigne d’un manque logique d’automatismes.
Une arrière-garde encore en chantier
C’est le point noir de ce premier bloc : l’OL encaisse trop de buts (6 en 3 matchs). Les erreurs individuelles et le manque de repères collectifs se font encore ressentir.
Contre Genève, Lyon a pu compter sur un Dominik Greif impérial pour sceller la victoire grâce à un quadruple arrêt d’anthologie. Le retour en forme du portier slovaque est une excellente nouvelle, tout comme le replacement de l’Américain Tanner Tessmann, aligné avec succès dans l’axe central pour dépanner. La stabilité défensive devrait grimper d’un cran avec le retour attendu de Moussa Niakhaté après le stage.
Prochaine étape : Le révélateur allemand
Les Lyonnais s’envolent ce week-end pour la Bavière, où ils prendront leurs quartiers au campus Adidas d’Herzogenaurach. Le niveau va nettement monter d’un cran avec deux tests majeurs au programme de la semaine : le Slavia Prague et le VfL Wolfsburg. L’occasion idéale pour Paulo Fonseca d’affiner ses principes de jeu et de gommer les imperfections physiques constatées à Bourgoin.