Crédit photo : FIFA

Coupe du monde – 29 juin. Le bilan des joueurs évoluant en France

Comme chaque jour durant la Coupe du monde, coup de projecteur sur les joueurs des championnats français engagés au Mondial. Retrouvez résumés, performances et temps forts de cette journée du 29 juin.

Brésil 2-1 Japon

Pour ce premier choc des seizièmes de finale, les Brésiliens affrontaient une redoutable sélection japonaise. Dans la continuité des matchs de poule, Marquinhos (Paris) était titularisé aux côtés de Gabriel, tandis que Keito Nakamura (Reims) retrouvait lui aussi sa place au sein de l’attaque des Samouraïs Bleus. Fidèles à leur plan de jeu, ces derniers avaient décidé de procéder en contre face à une sélection brésilienne maîtresse du ballon. Et cela semblait porter ses fruits quand Kaishu Sano ouvrait le score à la demi-heure de jeu. Profitant d’une erreur de relance de Danilo, le milieu de terrain de Mayence fixait la défense avant de déclencher une frappe venue se loger dans le petit filet d’Alisson (28e).

La tâche s’annonçait alors compliquée pour des Brésiliens qui butaient à plusieurs reprises sur Zion Suzuki, bien aidé par ses montants. Le portier de Palerme repoussait une échéance qui semblait devenir inévitable au fil des minutes tant la Seleçao accentuait sa pression sur la cage adverse. Portés par l’entrée d’Endrick (Lyon) à la mi-temps, les Brésiliens revenaient dans la partie grâce à l’indéboulonnable Casemiro, qui sonnait la révolte d’une tête rageuse (56e). Les minutes défilaient alors et aucune des deux formations ne parvenait à prendre l’ascendant, laissant entrevoir une séance de tirs au but pour les départager. Mais c’était sans compter sur Gabriel Martinelli, qui se muait en héros. D’un enchaînement tranchant dans la surface de réparation, le Gunner délivrait tout un peuple apeuré par une élimination dès les seizièmes de finale. Ce ne sera pas le cas cette année puisque la Seleçao retrouvera le vainqueur du match opposant la Norvège à la Côte d’Ivoire.

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Allemagne 1-2 Paraguay (après T.A.B)

C’est la première sensation de cette Coupe du monde ! Le Paraguay, 41e nation mondiale, réalise l’exploit d’éliminer l’Allemagne, 10e nation mondiale. Ultra-dominateurs, les Allemands ont buté sur un bloc compact et solidaire, comme le soulignait le sélectionneur paraguayen à l’issue de la rencontre : « On a réalisé un match extraordinaire. J’avais 26 guerriers avant le match et ils sont devenus des légendes. Peut-être que nous serons éliminés au prochain tour, peut-être pas. On verra. Mais ce match a été épique ». Privés de ballon (24 % de possession), les hommes de Gustavo Alfaro se sont montrés tranchants sur l’une de leurs rares occasions pour ouvrir le score. Et comme souvent dans ces moments-là, c’est le Strasbourgeois Julio Enciso qui se montrait décisif. Profitant d’un bon ballon de Matias Galarza, il venait s’élever dans les airs de Foxborough pour inscrire son premier but du Mondial (43e). L’exploit était alors en marche.

Mais peu avant l’heure de jeu, Kai Havertz ramenait les deux équipes à égalité sur un centre millimétré de Florian Wirtz. Dos à dos, les deux équipes se rendaient coup pour coup sans parvenir à faire basculer la rencontre, ni dans le temps réglementaire ni en prolongation. C’est donc lors de la séance de tirs au but que la décision allait se faire. Et à ce petit jeu, ce sont les Paraguayens qui se montraient les plus inspirés. Décisif, Orlando Gill voyait la tentative de Jonathan Tah s’envoler au-dessus de sa barre transversale, tandis que José Canale ne tremblait pas pour inscrire le dernier penalty, synonyme de qualification… et d’exploit ! Le président paraguayen, Santiago Pena, a même décrété un jour férié ce mardi à la suite de ce succès. Cap désormais sur les huitièmes de finale, où les Paraguayens pourraient retrouver les Bleus en cas de succès de la France face à la Suède.

A propos Clément Varesano

Dans son panthéon du football, Nassim Akrour trône tout en haut. Amateur de défenseurs rugueux et de tacles appuyés, Clément prend autant de plaisir devant un derby de R1 qu'une finale de Ligue des champions. Élevé au pied des Alpes, il reste fidèle à ses racines : le Stade des Alpes et le gratin dauphinois.

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