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Grégory Lorenzi (OM) : « La priorité du club est de retrouver une santé financière »

À l’aube du départ pour la Côte d’Ivoire, où les Marseillais poursuivront leur préparation estivale, Grégory Lorenzi et Bruno Genesio se sont présentés devant la presse. Du mercato aux ambitions du club, en passant par la situation financière, le départ de Mason Greenwood ou encore la formation, les deux hommes ont balayé les grands dossiers du moment.

La situation économique de l’OM

Grégory Lorenzi :« Pour ne rien vous cacher, vous connaissez tous la situation économique du club qui est inquiétante. Le meilleur équilibre est sportif et financier. Vous avez des joueurs de qualité qui ont des valeurs marchandes plus importantes. Je ne vais pas vous dire qu’on n’écoutera pas d’offres intéressantes pour des joueurs majeurs, je ne vais pas vous mentir. Mais tout le monde ne partira pas. On a un objectif financier clair et des contraintes avec la DNCG pour nous faire entrer dans un équilibre financier primordial. On est encadré par la DNCG. On a envie d’avoir une équipe compétitive. Ce n’est pas simple, c’est facile de le dire »

Le mercato estival

Grégory Lorenzi : « Marseille a toujours été un club ambitieux et doit rester ambitieux. L’ambition, c’est de gagner des matches et de faire figurer l’OM du mieux possible à hauteur des places européennes. Le dire, c’est facile, il faut le faire avec des contraintes auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. C’est un mercato qui prend du temps du fait qu’il y a une Coupe du Monde qui n’est pas encore terminée. Il y aura une équipe qui débutera le championnat en août et peut-être qu’en septembre, ce sera une autre. On est tous confronté à un mercato qu’on doit gérer, mais ne pensez pas qu’on ne travaille pas là-dessus. (…) La priorité du club est de retrouver une santé financière. Si on n’arrive pas à trouver cette stabilité, on aura de grosses difficultés, on a fait des promesses à la DNCG et à l’UEFA. Ça passe par ce recadrage. Oui, on est obligé de vendre des joueurs. Ça passera par des ventes ou des prêts qui nous permettront de réajuster un équilibre avec des joueurs, ça prendra un peu de temps »

Bruno Genesio : « Lorsque vous avez des bons joueurs vous voulez les garder. Mais il y a une réalité contextuelle. J’étais au courant de ce qu’il se passait quand j’ai signé. J’étais au courant qu’on allait devoir vendre des joueurs. Tout le monde a été honnête et clair avec moi. J’ai signé en connaissance de cause de cette nouvelle orientation du club. Il y a des contraintes à ça mais je l’ai intégré et je le sais. Pour avoir de l’ambition, il y aura besoin d’avoir une bonne équipe. A nous de trouver ce qu’il faut pour chaque poste, à nous de créer cette synergie et cet état d’esprit qui doit transpirer de cet effectif. Il y a aussi une part mentale. Dans le football, le plus fort ne gagne pas toujours. »

Le départ de Mason Greenwood

Grégory Lorenzi : « Vous connaissez tous la complexité du dossier Greenwood à travers l’image que le joueur peut avoir. Il ne faut pas penser qu’il y avait beaucoup d’opportunités pour Mason. Des discussions avaient été entamées avant parce que le joueur voulait partir. Il avait une volonté de quitter le club le plus vite possible. Les clubs n’ont pas frappé à notre porte pour acheter Mason Greenwood. Entre l’idée de vendre un joueur à 80-100 millions et la réalité économique, le marché a décidé qu’il ne les valait pas. Le club rentre dans ce qu’il souhaitait dans ce dossier. Je peux comprendre que c’était un joueur attachant pour les supporters. Mais pour nous, un joueur qui ne veut pas porter le maillot de l’OM avec l’état d’esprit qu’on voulait, on ne va pas forcer pour le garder. »

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La place accordée aux jeunes dans le projet de l’OM

Grégory Lorenzi : « Beaucoup de clubs de Ligue 1 veulent mettre l’accent sur la formation et utiliser des jeunes. On sait pourquoi. J’ai toujours fait confiance à des jeunes formés au club ou recrutés en post-formation. Quand vous lancer un jeune, il y a une part de risque mais c’est qu’il a montré à l’entraînement qu’il avait des compétences et la qualité pour jouer. ll faut être conscient et sûr qu’il a le niveau pour jouer en équipe première. Là ça fait dix jours que je suis là, j’observe et j’analyse. En formation, le moyen terme est important. Cela se construit sur la durée et avec des strucures pour les encadrer et leur donner la capacité de jouer en équipe première. »

Bruno Genesio : « Je vais déjà parler du travail qui a été fait. Il y a eu une volonté d’accentuer le travail sur les jeunes, certains ont intégré les équipes de France ou le groupe pro. C’est un travail en amont. Avoir un oeil plus attentif aux jeunes, avec nos contraintes, c’est vrai. Mais ce n’est pas juste faire jouer les jeunes pour les faires jouer, il faut les accompagner et les faire jouer avec des joueurs qui les aideront à progresser. C’est tout un travail avec l’équipe Pro 2 aussi. Mais je ne connais pas un coach qui se priverait de faire jouer un bon jeune. Il faut faire progresser et travailler ces jeunes. On a aussi des contraintes (économiques) et donc on doit aussi passer par ce travail de la formation »

L’arrivée de Bruno Genesio

Sa fierté de rejoindre l’OM :

« Durant toutes mes années de carrière dans un staff, j’ai été marqué par mes rencontres avec les personnes. Les émotions me manquaient après ma carrière de joueur et j’avais besoin de cette adrénaline. Donc le choix de Marseille m’a paru complètement naturel pour toutes ces raisons. C’est un club historique qui a toujours performé sportivement. Cela fait 30 ans que le club est remonté en D1 avec les Minots et c’est pas anodin. J’ai tout de suite été séduit. Il y a cette ferveur autour de l’équipe, cette ambiance au stade que je suis impatient de découvrir en tant qu’entraîneur de l’OM. J’ai toujours dit que c’était un bonheur de jouer ici. On connait les contraintes du club, je suis ici en connaissance de cause de la situation. Mais, ça n’empêchera pas l’ambition car Marseille doit être un club ambitieux. On a pu voir l’année dernière que des clubs ont été performants avec moins de moyens. On a le sportif, la direction et tout le club tourné vers nos ambitions. »

Son staff :

« Je suis venu avec deux adjoints Dimitri Farbos qui m’accompagne depuis Lyon. Il y a Jérémie Bréchet qui a aussi un rôle d’adjoint et il est très important dans le relais avec l’équipe Pro 2 et la formation. Il y a Nicolas Dehon qui a déjà travaillé ici avec Didier Deschamps comme entraîneur des gardiens. Le responsable de la performance travaillait à Rennes avec moi. Et il y a tous les autres gens qui étaient déjà là et vont rester. On apprend à se connaître et à travailler ensemble. C’est normal, c’est la vie d’un coach et d’un staff. Je ressens beaucoup l’envie des gens de redonner de l’envie aux supporters. »

Son style de jeu et ses ambitions :

« On me classe comme pragmatique, c’est vrai mais ce n’est pas une critique. Je ne parle pas de ce qu’il y avait avant. Des choses ont été bien faites avant. Je dois aussi m’adapter à la qualité de mon effectif et non vouloir imposer mon style de jeu si les joueurs ne conviennent pas. Après j’ai un style et des idées de jeu. Je veux une équipe active, qui joue assez haut et presse haut. La liberté que je donne aux joueurs, c’est dans le cadre du respect et de l’organisation. Il faut de l’équilibre malgré les permutations. Je veux une équipe qui donne une bonne image avec des valeurs. Gagner c’est très important mais ce que dégage l’équipe aussi. Les valeurs de montrer le maillot, tout donner c’est important. Parfois le résultat n’est pas à la hauteur mais je veux zéro regret à la fin du match et dans l’investissement. Je suis convaincu qu’avec cet état d’esprit, les résultats suivront dans 90% des cas. Je pense avoir laissé notre passage, avec mon staff, dans les clubs où je suis passé. »

Source : RMC Sport

A propos Clément Varesano

Dans son panthéon du football, Nassim Akrour trône tout en haut. Amateur de défenseurs rugueux et de tacles appuyés, Clément prend autant de plaisir devant un derby de R1 qu'une finale de Ligue des champions. Élevé au pied des Alpes, il reste fidèle à ses racines : le Stade des Alpes et le gratin dauphinois.

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