Présent en conférence de presse ce jeudi, Didier Digard a notamment évoqué les raisons de sa prolongation avec le club doyen. L’entraîneur havrais en a également profité pour revenir sur sa relation avec Ben Guill, le dirigeant de Blue Crow Sports Group, propriétaire du club normand.
« On a eu une réunion deux-trois jours après le début de nos vacances avec le président et le propriétaire, Ben Guill, que je vais vraiment distinguer du groupe Blue Crow. J’aimerais vraiment le nommer. Tout a été clair, fluide. Je tiens à le remercier de son investissement personnel, parce que c’est du temps et il s’est déplacé jusqu’à nous. Il a très vite compris la vision que l’on avait, que j’exposais depuis le début, qu’avait déjà comprise le président, mais qu’on avait besoin d’exposer, parce qu’à la fin, c’est cette personne-là qui met la main à la poche. Je ne l’avais rencontré qu’une fois, avant un match à domicile, je ne sais plus lequel. Mais c’était une conversation vraiment très différente de celle que l’on a pu avoir, de l’homme que j’ai pu découvrir dans ses principes. Si on est là aujourd’hui, si le club est en Ligue 1, si on a les moyens aujourd’hui à disposition pour essayer de faire grandir ce club, eh bien, c’est grâce à lui. »
« Il a compris que le club était beaucoup plus important que nous, que ce que l’on voulait, c’était de le faire évoluer, souligne le technicien. Ce qui me motive, tout simplement, c’est ce club, son évolution. Mon épanouissement personnel passe par le développement de ce club. Alors ça peut paraître des bêtises pour certains, mais c’est vraiment très important quand on veut laisser un club performant et pouvoir performer. C’est avoir un nouveau terrain hybride. Un terrain, c’est un million. Ce n’est pas anodin, ce ne sont pas des choses faciles à faire et que tout le monde peut entendre, surtout dans notre situation. C’est avoir une extension de notre centre d’entraînement qui va nous permettre d’avoir des conditions de travail plus importantes, de se concentrer et consacrer encore plus au développement des joueurs. Ça aussi, ce sont des coûts très importants. Les gens qui, de base, font du business, peuvent être fermés à ces choses, mais lui a eu cette ouverture d’esprit de comprendre que si on voulait passer un cap et laisser ce club continuer et l’accompagner encore pour grandir, c’était une étape obligatoire »
Source : L’Equipe