Une victoire après six journées, aucun succès à domicile, une quinzième place au classement… Le début de saison du Pau FC n’est clairement pas celui espéré. Malgré un recrutement intéressant, la mayonnaise peine à prendre dans le Béarn, à tel point que des voix demandant le départ de Thierry Debès commencent à s’élever. L’entraîneur palois compte donc sur la réception de Dunkerque pour impulser une nouvelle dynamique, comme il l’a martelé en conférence de presse.
Un premier succès à domicile ?
On veut essayer de gagner notre premier match à domicile. Comme je l’ai dit aux joueurs cette semaine, le plus important, c’est de se donner les moyens de le faire. Il y a des aléas que l’on ne maîtrise pas toujours, mais on doit tout mettre en œuvre pour l’emporter. On a bien travaillé cette semaine, on a digéré cette défaite face à Montpellier (1-0, NDLR) et maintenant, on a hâte de prendre part à ce rendez-vous important.
« On doit être plus efficace dans les deux surfaces »
C’est trop facile de dire qu’on n’a pas de réussite, même si c’est le cas. Il faut la provoquer. On a souvent plus d’occasions que l’adversaire et pourtant, on ne gagne pas. C’est de notre faute. On se doit d’être plus efficace dans les deux surfaces pour enclencher quelque chose de beaucoup plus sympa parce qu’on sent des progrès dans l’équipe. Le groupe mérite d’être récompensé par rapport aux efforts fournis. Ça nous ferait énormément de bien au niveau de la confiance.
Dunkerque, un adversaire en forme
Dunkerque a cette réussite qui nous fuit. On a analysé leur victoire contre Saint-Étienne, ils marquent deux buts assez incroyables en dehors de la surface et leur gardien a fait un gros match. Il y a un penalty contre eux qui n’a pas été sifflé, donc on voit qu’ils parviennent à provoquer cette chance. À nous de mettre les ingrédients qu’il faut pour que ça tourne dans notre sens. On sait que Dunkerque, c’est une belle équipe de notre championnat depuis plusieurs années, avec un jeu de position très affirmé. On sait à quoi s’attendre.
Jessy Benet, l’atout de l’entrejeu palois
Pour moi, Jessy (Benet), c’est la sécurité. Il éclaire le jeu. Bien sûr qu’il est capable d’évoluer un cran plus haut, mais il est tellement précieux comme relayeur. Si on veut ressortir proprement la balle, il est quasiment essentiel à ce poste-là. C’est un rôle que peut aussi remplir Lorenzo Rajot, mais Jessy, c’est une valeur sûre. Il est timide de nature, mais je le vois s’imposer et s’épanouir progressivement au sein du groupe. Je suis convaincu que c’est une très bonne pioche pour le club, car il a le talent que certains n’ont pas.
Jessy Benet (Pau FC) : « Il faut que l’on fasse mieux dans la gestion »
« C’est un match charnière au niveau mental »
Avant la trêve, tu as toujours envie de gagner. Derrière, tu sais que tu vas pouvoir travailler dans la bonne humeur. On peut basculer dans une dynamique positive ou, au contraire, plonger dans quelque chose de compliqué. C’est un match charnière au niveau mental.
Thierry Debès, un entraîneur qui se sent menacé ?
Non parce qu’avec le staff, on fait le maximum pour avoir des résultats. On ne peut pas travailler plus. Sur la vidéo ou les retours individuels avec les joueurs, on fait le maximum. Après, quand on est entraîneur, on est tributaire des résultats, mais je ne peux pas avoir de regrets. On espère être récompensé, mais on est dépendant de petits aléas.