Grave crise sportive et coup dur humain : le Rodez Aveyron Football traverse des turbulences majeures en de début de saison de Ligue 2. Le président Pierre-Olivier Murat est sorti de sa réserve habituelle dans les colonnes de Centre Presse Aveyron. Le patron du RAF a posé un cadre strict et exigé une remobilisation générale de ses troupes.
Pierre-Olivier Murat est sorti de son habituelle discrétion. C’est dire que le terme de crise n’est pas galvaudé pour illustrer la situation que traverse le RAF après neuf journées de Ligue 2. s’exprimer devant les médias à la sortie des vestiaires est un événement rare sur le piton aveyronnais. Avant-derniers après une série noire de cinq revers d’affilée, les Sang et Or doivent désormais en plus faire face à l’absence forcée de leur entraîneur, Didier Santini, pour raisons de santé.
« Il faut qu’on garde le cap alors qu’on a deux choses à gérer : l’absence de Didier pendant quelques semaines et l’absence de résultats sportifs », a martelé le président ruthénois, en poste depuis deux décennies, dans les colonnes du quotidien régional. « Il faut que tout le monde bosse à son poste. Quand je parle des joueurs, un défenseur doit défendre, un attaquant doit marquer, un gardien doit arrêter. Pour le reste, un commercial doit faire du commerce, le président doit présider. Donc il faut que chacun fasse très bien son travail et qu’on reste uni. »
Pierre-Olivier Murat : « Il faut que tout le monde reste dans le rang »
Fidèle à son franc-parler, le dirigeant a tenu à verrouiller l’ambiance au sein du club pour éviter tout dérapage médiatique ou état d’âme collectif. « Ce qui pourrait arriver de mal, c’est que chacun fasse ses commentaires dans son coin. Cela n’arrivera pas, car ça dégagera vite, que ça vienne de la part de joueurs, de membres du staff ou d’autres », a-t-il prévenu. « Il faut que tout le monde reste dans le rang, car si ce n’est pas le cas je ne sortirai pas le bâton, je sortirai la batte. »
Pendant l’absence de Didier Santini, les commandes de l’équipe première ont été confiées à son adjoint Emerick Darbelet. Ce dernier s’appuiera sur un staff élargi (Guillaume Miquel, David Moulin, Thomas Frette, Aurélien Darribeau) et sur le manager général Grégory Ursule pour assurer les relais lors des sessions de formation BEPF de Darbelet. Une organisation validée par Pierre-Olivier Murat. « Je ne suis pas un amoureux des grands staffs […]. Si chacun fait 10 % de plus, ça le fera. Emerick a toute ma confiance. Et le coach va se faire opérer, va se réveiller et je suis sûr qu’il nous embêtera au bout de deux jours. Donc il sera là sans être là ! »
Les joueurs mis face à leurs responsabilités
Reste désormais le verdict du terrain. Après avoir affronté les cadors du championnat, Saint-Étienne puis Montpellier, les Ruthénois doivent impérativement amorcer leur redressement dès ce samedi sur la pelouse du DFCO. « Ça va être une bonne expérience pour les joueurs, il va falloir qu’ils se prennent en main. »
Le message présidentiel a le mérite d’être clair. Sera-t-il écouté ?