Thierry Debès entraineur du Pau FC

Ligue 2. Thierry Debes fait le point avant Pau – Sochaux

À la veille de recevoir le FC Sochaux Montbéliard, l’entraîneur du Pau FC Thierry Debes a balayé l’actualité de son groupe : fin du mercato, choix tactiques, retour du capitaine et clés du match.

Quel bilan tirez-vous de ce mercato qui vient de se clôturer ?

Enfin ! À titre personnel, j’en avais vraiment marre de cette période de mercato qui a commencé trop tôt en Ligue 2, avec quinze jours de décalage par rapport à la Ligue 1. Ça a complètement faussé la donne. On avait trop de joueurs installés dans une forme de sas de départ qui ne se donnaient plus à fond pour le club, ce que je peux comprendre, mais il était temps que ça se termine.

Au final, c’est un bilan positif. Nous avons un chamboulement incroyable avec 20 arrivées et 18 départs — c’est le record du club. Même si on aurait aimé conserver un ou deux cadres, nous avons réussi à faire venir des joueurs ciblés en priorité.

Avec six attaquants dans l’effectif, avez-vous un joueur de trop ou cela vous permet-il d’alterner les systèmes ?

Non, aucun n’est de trop. Mon système préférentiel reste une défense à trois axiaux, en 3-5-2 ou 3-4-3. Cela apporte une meilleure occupation du terrain et plus de liberté pour la participation des pistons. Devant, nous avons des profils qui découvrent la Ligue 2 et il leur faut un temps d’adaptation.

On vous collait parfois l’étiquette d’entraîneur défensif, pourtant vous alignez Jessy Benet en sentinelle…

C’est la preuve que je veux jouer ! Placer notre meneur de jeu juste devant la défense permet d’assurer une première relance très propre. J’aime que la sentinelle apporte cette qualité technique, comme le faisait Benoît Pedretti à Nancy à l’époque. Avec des profils de puissance la qualité technique de Brahimi, Rajot ou Benet, nous disposons d’un milieu très varié et d’une vraie concurrence.

Le retour d’Anthony Briançon au sein d’un groupe si rajeuni est-il un facteur déterminant ?

Absolument. Sa blessure en début de saison a été un vrai handicap. Antho est notre capitaine, c’est un leader naturel qui apporte par sa voix et son expérience sur le terrain. Nous avons pris le temps de le remettre en jambe, il a rejoué à Rodez et il est pleinement opérationnel.

Pau peine à domicile en ce début de saison. Comment provoquer le déclic face à Sochaux ?

Il n’y a pas de blocage mental, mais il nous manque un peu de réussite. À domicile, nous n’arrivons pas à ouvrir le score pour nous libérer. Il faut en faire plus sur le terrain pour forcer la décision. Sochaux est un bloc très compact, très solide, qui n’a pas encaissé de but depuis son premier match. Pour les bousculer, nous devons nous concentrer sur notre propre jeu et nos connexions. La première mi-temps livrée à Rodez a rassuré tout le monde sur ce que nous sommes capables de produire ; en répétant ce type de contenu, les résultats vont suivre.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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