Remplacé très tôt dans la saison par Grégory Proment sur le banc du FC Metz en Ligue 2, l’entraîneur luxembourgeois Luc Holtz est revenu sur ce départ dans les colonnes du média Virgule. Il pointe notamment du doigt des mésententes latentes au sein du staff technique.
Cela aurait pu être une belle histoire. Celle d’un entraîneur supporter du FC Metz, à la tête de l’équipe première en Ligue 2 pour une mission remontée dans l’élite. Mais finalement, ce chapitre a tourné court entre les deux parties. Fin septembre après seulement sept matchs de championnat dirigés (2 victoires, 4 nuls, 1 défaite), l’ancien sélectionneur du Luxembourg a été remercié, remplacé par un ancien de la maison Grenat, Grégory Proment.
A lire aussi >> Ligue 2. FC Metz – FC Sochaux (3-2) : le résumé vidéo
Comme au RC Lens quelques semaines plus tôt, cette décision radicale du président Bernard Serin est intervenue alors que des désaccords existaient au sein du staff technique, notamment entre l’adjoint Mario Mutsch et d’autres membres de la cellule technique. En soutien, Luc Holtz a décidé d’accepter de mettre un terme à cette courte aventure en Lorraine, alors qu’il disposait d’un contrat de deux ans initial.
Dans les colonnes du média luxembourgeois Virgule, Holtz revient sur cette parenthèse française au goût d’inachevé. Et il ne manie pas la langue de bois au moment de revenir en détails sur les raisons cette séparation. « Je vais résumer brièvement: au niveau du staff, ça ne collait tout simplement pas. Je ne pouvais pas imaginer une collaboration fructueuse avec certaines personnes. Je m’en suis rendu compte très tôt et je l’ai fait savoir (…).«
A lire aussi >> « J’ai eu les larmes aux yeux » : Grégory Proment se livre après Metz – Sochaux
« J’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés avec l’équipe. À mon arrivée, je sentais de la peur et de l’incertitude, car l’équipe n’avait plus gagné de match depuis très longtemps. Je voulais débarrasser l’équipe de cette peur et lui donner du cœur. J’y suis parvenu. Il s’agissait également de gagner en solidité défensive, car l’équipe avait encaissé beaucoup de buts la saison dernière.
Je n’ai pas réussi à instaurer au sein du staff d’entraîneurs la cohésion que j’avais créée au sein de l’équipe. Pour cela, tout le monde doit vouloir s’investir. Je reste convaincu, aujourd’hui encore, que certaines personnes ne le voulaient pas. C’est pourquoi j’ai dit au président qu’il devait prendre des décisions. Il n’est pas acceptable que nous soyons divisés au sein du staff d’entraîneurs. Puis est venu le jour où l’on m’a annoncé que notre collaboration prenait fin. C’était presque exactement comme avec Dino Toppmöller à Lens. »
« Je suis tout à fait en paix avec moi-même »
Un peu plus loin au cours de l’entretien, Luc Holtz parle même « d’incidents disciplinaires inacceptables » et assure être en paix avec ce départ dans ces conditions. « Quand je me lève le matin, je dois pouvoir me regarder dans le miroir. Au cours de ces trois mois passés à Metz, je me suis souvent écarté de mes principes, parce que j’y étais contraint. Il y a eu des incidents disciplinaires qui sont en réalité inacceptables. En raison de certaines circonstances, je n’ai pas pu prendre les décisions que j’aurais prises en temps normal. Il fallait trouver un équilibre entre les intérêts économiques et sportifs du club. J’ai donc souvent dû faire des concessions.
Aujourd’hui, j’ai agi selon mes principes et j’ai clairement exprimé ce que je pensais. Je suis tout à fait en paix avec moi-même. Je préfère cela plutôt que de ne rien avoir dit. Je ne regrette pas ces trois mois passés à Metz. Mais je ne me suis pas beaucoup amusé dans ces circonstances. »