À l’aube de la première journée de Ligue 2, l’entraîneur du FC Nantes, Michel Der Zakarian, s’est présenté en conférence de presse avant la réception du Red Star. État du groupe, niveau d’exigence du championnat, manque à combler dans l’effectif et ambition de montée : le technicien canari fait le point.
Quel est le point sur l’infirmerie et l’effectif avant ce premier match ?
Fabien Centonze est indisponible. Il s’était fait opérer du genou et, la semaine dernière, il a senti un petit tiraillement sur une frappe. Il ne se sent pas prêt à jouer. Pour le reste, à l’exception des quelques suspendus et blessés déjà identifiés, tout le monde est sur le pont et prêt à réintégrer le circuit.
Dans quel état d’esprit abordez-vous cette ouverture de championnat ?
On a envie de bien aborder la saison et de l’entamer directement par une victoire.
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Vous avez déjà connu la Ligue 2 à plusieurs reprises dans votre carrière. S’est-elle endurcie ?
Oui, c’est un championnat devenu beaucoup plus qualitatif et difficile. Le passage à 18 clubs en Ligue 1 et en Ligue 2 resserre l’élite, avec de très grosses écuries historiques qui se retrouvent à ce niveau. Il n’y a que deux montées directes, et les barrages sont extrêmement durs à aller chercher. Sur le terrain, il y a énormément d’intensité et beaucoup d’équipes qui produisent du jeu. C’est une vraie course de fond. Pour monter, il faut être performant à domicile, s’appuyer sur de bons buteurs et surtout très bien défendre. Ce sont souvent les meilleures défenses qui montent.
Le FC Nantes fait-il figure de favori pour la montée ?
Je vous le dirai à la fin de la saison ! Mais quand on s’appelle le FC Nantes, qu’on porte cette étiquette jaune et verte solide, on ne peut pas se cacher. Même si l’effectif compte pas mal de jeunes, il faut l’assumer. On va être attendu partout et ce sera la bagarre à chaque journée. Il faudra répondre présent dans le combat, être bon avec et sans ballon. Aux joueurs d’expérience de booster le groupe pour qu’on reste compétitifs du début à la fin.
Ce match d’ouverture se jouera à huis clos. Comment prépare-t-on une telle réception face au Red Star ?
On savait qu’on avait ce match ferme à purger, il faudra attendre la réception suivante pour retrouver notre public. À nous de faire le travail et de gagner ce premier match, même si ce ne sera pas simple. On affronte une équipe du Red Star qui a disputé les barrages la saison dernière, qui se connaît parfaitement et qui évolue pratiquement avec le même effectif depuis deux ans. Il faudra être performants dès le coup d’envoi.
Êtes-vous dans les temps concernant la préparation et le mercato ?
Oui, les recrues qui sont arrivées ont été validées par mes soins. Il nous manque encore un couloir gauche — un latéral ou piston — ainsi qu’un ou deux attaquants. Un pied gauche naturel est indispensable. Il nous faut un spécialiste du poste.
Pensez-vous avoir dans votre effectif le futur meilleur buteur de Ligue 2 ?
On le saura à la fin de la saison. Ils ont le sens du but et l’envie de marquer, mais tout dépendra de la qualité du service. Si nos milieux et nos ailiers ne les alimentent pas en bons ballons et en centres ajustés, ils ne marqueront pas. C’est un travail collectif.
« Tout le monde voudra nous faire chuter » estime Der Zakarian avant Nantes – Red Star
Qui portera le brassard de capitaine cette saison ?
Frédéric Guilbert l’a porté pendant les matchs amicaux, ça peut être lui comme quelqu’un d’autre. La décision sera annoncée samedi. Mais au-delà du brassard officiel, je veux que tout le monde soit capitaine sur le terrain : il faut des hommes qui parlent, qui dirigent et qui tirent l’équipe vers le haut ensemble.
Vous avez recruté beaucoup de joueurs connaissant déjà le football français et la Ligue 2, est-ce un choix délibéré ?
Absolument. On a cherché à cibler des joueurs qui connaissent le championnat de Ligue 2 ou qui y sont déjà passés, afin de faciliter et d’accélérer leur intégration.
Vous avez déjà vécu deux montées en Ligue 1 avec Nantes. Y repensez-vous pour aborder ce nouveau défi ?
La dernière remontée date de 2013, cela commence à faire ! Mais si je suis revenu à Nantes, c’est parce que j’y ai été formé et que j’ai à cœur d’aider le club à retrouver l’élite. C’est l’objectif clair : finir dans les deux premiers. Les ingrédients restent identiques à mes précédentes réussites : la solidarité, l’envie d’en faire plus ensemble pour marquer et protéger notre but. Tout le monde voudra nous faire chuter. Si on arrive avec le cigare ou en se croyant plus forts, on ne gagnera aucun match.
Avez-vous fait évoluer votre management et vos méthodes d’entraînement au fil des ans ?
Oui, dans la méthode de travail. Aujourd’hui, tout est intégré avec le ballon, y compris la préparation physique. Si les objectifs de course ne sont pas atteints pendant la séance, les joueurs complètent après, mais l’essentiel du travail se fait avec le cuir. C’est une méthodologie moderne que je mets en place avec l’appui de mon staff, venu avec deux préparateurs physiques et deux adjoints.