Le président de l’ASSE Ivan Gazidis s’est longuement confié dans un long entretien paru ce mercredi dans les colonnes du journal L’Equipe. Le dirigeant a notamment dressé le bilan depuis son arrivée et expliqué le choix de Ian Cathro, l’entraîneur arrivé cet été à Saint-Etienne.
Son bilan depuis l’arrivée de Kilmer Sports à la tête de l’ASSE
Larry Tanenbaum ne se voit pas comme propriétaire de l’ASSE mais comme gardien. Nous ne serons pas là pour toujours. Le club et les supporters, eux, le seront. Arsène Wenger me disait toujours à Arsenal que son objectif était de laisser le club mieux qu’il ne l’avait trouvé à son arrivée. C’est aussi le nôtre. La raison pour laquelle nous nous sommes intéressés à l’ASSE concernait son potentiel de développement. Nous avançons étape par étape. Cela prend du temps. C’est la première saison où nous pouvons dire que le club et l’équipe sont vraiment les nôtres : les joueurs, le staff, ce sont nos choix.
L’ASSE, le PSG de la Ligue 2 ?
Nous avons déjà beaucoup investi. Nous avons la chance d’avoir Larry. Cela nous permet de ne pas prendre dans l’urgence des décisions que nous savons mauvaises à long terme : ne pas être obligés de vendre un joueur, pouvoir en recruter un si nous pensons qu’il est spécial, investir dans les terrains, la salle de gym, le staff ou la nutrition. Nous ne voulons pas tout sacrifier pour être promus cette année. Puis oublier ce qui se passera ensuite. J’ai vu que nous étions décrits comme le PSG de la L2. Ce n’est pas vrai. Ce club avait besoin d’investissements justes. Nous n’y injectons pas simplement de l’argent. Nous voulons construire un club financièrement pérenne.
Le choix de Ian Cathro comme nouvel entraîneur
Nous avons eu quatre entraîneurs depuis notre arrivée. Je n’aime pas faire des changements. Ian correspond à notre philosophie, à notre effectif, nos valeurs. Nous voulions aussi quelqu’un investi dans le club à 120 %. Il s’adapte et comprend différentes cultures. Au niveau du jeu, c’est très fluide. Les joueurs permutent et peuvent évoluer à différents postes. Dans un effectif plus réduit, chacun sent qu’il a un rôle à jouer. Cela donne de l’oxygène à la formation. Nous avons de bons jeunes. Je veux qu’ils aient la possibilité de jouer.
