À quelques heures du déplacement du Grenoble Foot 38 (GF38) sur la pelouse de l’AS Saint-Étienne pour le compte de la 3ème journée de Ligue 2, l’entraîneur dauphinois Olivier Frapolli s’est présenté en conférence de presse. Entre le bilan du match nul rassurant face à Metz, la gestion de l’effectif, l’intégration des jeunes recrues et l’approche tactique face à des Verts en pleine confiance, le technicien a fait le point.
Quel est l’état de l’effectif à J-2 avant d’affronter Saint-Étienne ? Y a-t-il des retours ou des absences à déplorer ?
En effectif, on n’a pas de retour par rapport au match précédent. À J-2, on n’a pas d’absence. Il y a certains joueurs qui ont été ménagés cette semaine sur des petits pépins, mais on a le même groupe pour préparer le match que la semaine dernière.
Est-ce qu’on peut s’attendre à voir un temps de jeu en hausse pour les joueurs arrivés tardivement ?
Oui, évidemment. Les joueurs qui sont en retard parce qu’ils sont arrivés plus tard, le fait d’enchaîner les séances d’entraînement va leur permettre d’être un peu plus en capacité de jouer davantage sur les matchs à venir, c’est sûr.
Pensez-vous à une rotation ou à une gestion de l’effectif, notamment pour les latéraux comme Xantippe et Zahui qui ont beaucoup joué ?
Le mot « gestion », il est toujours problématique parce qu’il faut avoir de la marge pour être dans la gestion. Cette marge, aujourd’hui, on ne l’a pas très clairement, et on ne l’aura pas sur notre adversaire qui arrive. Donc non. On peut le faire sur des joueurs dont on savait que c’était le cas, comme Akpa Akpro par exemple, car il n’avait pas 90 minutes dans les jambes. Mais pour les autres, dans la mesure où je juge que ce sont les meilleurs joueurs à leur poste, on ne peut pas se permettre d’être dans la gestion actuellement.
La dynamique du GF38 après Metz et le défi stéphanois
Est-ce que le point pris contre Metz a fait du bien pour la confiance avant d’aller à Saint-Étienne ?
Oui, je pense. C’est un point mérité, équitable, même si j’ai le sentiment qu’on a eu les meilleures occasions. Après la défaite à Dunkerque, il fallait se rassurer défensivement et faire un match nul consistant et cohérent contre Metz, qui avait été performant précédemment. On ouvre notre compteur de points avant un déplacement difficile à Saint-Étienne. C’est important, même si on avait évidemment envie d’offrir la victoire à nos supporters.
Saint-Étienne a bien démarré avec deux victoires. Allez-vous changer votre projet de jeu pour cette rencontre ?
Non, je pense qu’on reste sur notre ligne de conduite, c’est-à-dire de ne pas s’adapter totalement. On prend en compte le potentiel et la qualité de cette équipe dans son jeu collectif, la richesse de ses attaquants et son animation particulière. On en tient compte, mais on n’a pas envie d’être que dans l’adaptation, ce ne serait pas la bonne formule pour aller là-bas. Au départ, on changera le moins de choses possible parce qu’on est aussi en construction. Il faudra faire un match complet, tant sur l’aspect défensif qu’offensif.
Attendez-vous un début de match particulièrement intense de la part des Verts ?
Oui, c’est fort à parier qu’ils démarrent fort, poussés par leur public. Il faudra être présent au rendez-vous, être à l’heure, cohérents, consistants et très bons dans les détails, car plus l’adversité est haute, plus les détails sont décisifs.
Le secteur offensif est-il celui qui demande le plus de patience, notamment avec un trio inédit aligné la semaine dernière ?
C’est à mon sens le secteur qui demande le plus de temps de préparation. Sur la ligne, les trois attaquants alignés la semaine dernière et Baptiste (Mouazan) composaient un quartette offensif qui n’avait jamais joué ensemble. Pour deux d’entre eux, c’était leur premier match. On ne peut pas leur demander de se trouver les yeux fermés, mais à chaque match, on essaie d’améliorer les choses et de faire grandir l’équipe.
Un mot sur Fofana, titularisé pour ses deux premiers matchs de Ligue 2 alors qu’il jouait en R1 l’an dernier. Comment jugez-vous son intégration ?
C’était un objectif de le lancer, sans deadline précise. Il a montré des choses intéressantes à l’entraînement. Au-delà de ses qualités, on recherchait de la fiabilité et de la taille pour amener du poids offensivement et défensivement. Il est capable de répéter les efforts (il fait 11 à 12 kilomètres par match) et de prendre la profondeur malgré sa grande taille. Il a 19 ans, il y a encore du déchet et beaucoup de travail – notamment dos au jeu –, mais c’est un garçon très investi. S’il a un statut un peu différent en ce début de saison, il doit l’assumer, et je serai très exigeant avec lui.
Et concernant Leonardo Cerri, progresse-t-il vers une plus grande plénitude physique ?
Petit à petit, on se rapproche de ce qu’il va pouvoir donner, que ce soit en démarrant ou en finissant un match. Il est arrivé tard sans préparation en Italie. C’est à lui de combler lourdement l’écart, mais le fait qu’il encaisse mieux les charges de travail nous permet d’envisager de le faire démarrer sur un temps de jeu réduit ou de le faire entrer plus tôt.
Que dire des prestations de Baptiste Mouazan au milieu de terrain ?
Sur un premier match, je trouve que c’était très intéressant. Au-delà de ce qu’il amène offensivement, il couvre beaucoup de terrain. Il a une grosse activité qu’il doit canaliser pour qu’elle devienne plus efficiente, et c’est un travail qu’on fait avec lui. C’est un joueur capable, dans les transitions, de faire le lien entre le milieu et l’attaque. En avançant dans le championnat, je serai de plus en plus exigeant sur son rendement offensif.