Pour son baptême du feu sous le maillot du FC Nantes, Thomas Robinet a vécu une soirée riche en émotions. Acteur majeur d’un succès étriqué mais ô combien précieux face à Nancy (1-0), l’attaquant nantais a livré ses impressions en zone mixte.
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Un soulagement salutaire et un état d’esprit irréprochable
Arrivé tardivement dans la cité des Ducs, Thomas Robinet a tout de suite mesuré l’urgence de la situation. Cette première victoire de la saison apporte une bouffée d’oxygène bienvenue. « Oui, c’est satisfaisant. Le club en avait besoin. Maintenant, on va pouvoir avancer un peu plus sereinement, travailler beaucoup de choses car il y a des choses à travailler. Mais on se donne de l’air et ça fait du bien ».
Malgré la période délicate traversée par le club, l’attaquant a senti un groupe soudé, loin de la panique. « On a des joueurs qui ont quand même connu beaucoup la Ligue 1 et des très bons joueurs qui connaissent aussi ces périodes difficiles […] Donc, il n’y a pas eu d’affolement et ça paye ». Porté par un staff apportant de la fraîcheur, le vestiaire a affiché les valeurs attendues. « Ce qui était indispensable, c’était l’état d’esprit. Et ce soir, il n’y avait que des guerriers sur le terrain. Et c’est comme ça qu’on va avancer ».
Thomas Robinet au cœur des faits de jeu : le rouge et le flou du but
Bousculant la défense nancéienne, Robinet s’est retrouvé impliqué dans le tournant du match avec l’expulsion adverse, avant d’être à l’origine du but libérateur (finalement attribué contre son camp). « Le carton rouge, je fais un appel en profondeur. Je vois un espace […] il m’accroche […] à partir de là, ça fait la différence. Quand ça tombe pour nous, il faut prendre ».
Quant à l’action du but, le numéro neuf ne fait pas la fine bouche. « C’est le dépassement de fonction de Ryad (Hachem). Il adore faire ça et je le sais. Je vais au centre. But ou pas but pour moi, je m’en fous ! On a gagné. Et si je n’étais pas là, il n’y aurait pas eu but ».
Une adaptation express et un rendez-vous déjà coché avec Sochaux
Malgré des jambes lourdes en fin de rencontre en raison de son arrivée tardive et des « montagnes russes » émotionnelles de ce nouveau challenge, Robinet se sent prêt à monter en puissance. « Mentalement, ça impacte un peu, avec la découverte d’un nouveau groupe, une nouvelle intensité, un nouveau stade […] Mais ça va venir, j’en suis sûr. On va faire des grands matchs ».
Séduit par l’ambiance de La Beaujoire — « Magnifique. Un lundi, je ne m’attendais pas à ça » —, l’attaquant aborde déjà la prochaine échéance avec un mélange d’impatience et de détachement professionnel. Son prochain adversaire se nomme Sochaux, son club formateur. « Sochaux, c’est mon club. C’est le club où j’ai grandi, où je me suis construit […] Ça va être vraiment spécial car c’est la première fois que je reviens depuis que je suis parti. Mais j’hâte. Et je n’aurai pas d’état d’âme. S’il faut les enfoncer, on les enfoncera… ». Le ton est donné.