Nouvel entraîneur du Stade de Reims, en Ligue 2, Nicolas Usai s’est longuement confié dans les colonnes de l’Union ce mercredi 1er juillet.
« Dans un premier temps, la période sans activité m’a fait beaucoup de bien. J’ai coupé mon téléphone et je suis parti pendant trois semaines en Thaïlande pour me détacher complètement des matches et de toutes les discussions qui pourraient alimenter mon départ de Pau. Égoïstement, je ne voulais penser qu’à moi. Et à partir du moment où je suis rentré vers la mi-mars, je me suis reconnecté avec beaucoup d’envie au football. J’ai regardé énormément de matches de Ligue 2, de National. Même si on n’est jamais sûr de rien, je voulais avoir l’énergie nécessaire pour pouvoir rempiler et arriver dans les meilleures dispositions possibles si je venais à échanger avec un club sur un nouveau projet.
Quel que soit l’endroit où on travaille, il y a toujours de l’attente de la part des supporters, même dans les clubs qui ne sont pas calibrés de la même façon. Mais effectivement, je ressens l’attente et je la comprends. J’ai suivi les différents parcours du club ces dernières années, depuis la remontée avec David Guion jusqu’à la saison dernière. Il est normal qu’il y ait un peu de scepticisme ou de déception par rapport à ce qui s’est passé les deux dernières saisons, je prends bien entendu ça en compte. Mais quand on fait ce métier, on est soumis à la pression. Personnellement, c’est quelque chose qui me nourrit. Plus on sent de la nervosité et de l’anxiété quand on prépare un match, plus on a des shoots d’adrénaline.
Je suis conscient du privilège d’entrer dans une telle institution et d’avoir à disposition des conditions optimales pour travailler : que ce soit la qualité des terrains, les staffs techniques et médicaux, la salle d’activation et de musculation. Dans mon parcours, j’ai connu des clubs structurés différemment comme à Consolat ou à Sedan. Ça permet de mesurer la qualité. »