Après la déconvenue subie à Dunkerque lors de la première journée de championnat, le défenseur du Grenoble Foot 38, Clément Vidal, s’est présenté en conférence de presse ce mercredi. Entre l’assimilation des nouveaux principes d’Olivier Frapolli, les réajustements défensifs et la réception imminente du FC Metz, le défenseur central isérois fait le point avec lucidité et ambition.
Quel est votre regard à froid sur cette défaite inaugurale à Dunkerque ?
Il y a beaucoup de déception. On n’a pas été à la hauteur de ce qu’on avait montré en préparation ni de nos ambitions pour ce premier match. Après, c’est le début du championnat, c’est normal que tout ne soit pas parfait. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs et un nouveau projet de jeu qu’il faut réussir à bien ancrer. On s’est dit les choses cette semaine, notamment sur ces dix minutes en début de seconde mi-temps où l’on se tue le match. Il faut qu’on arrive avec plus de caractère et qu’on garde notre ambition tout au long de la saison. C’est un faux pas, à nous de repartir de l’avant.
Sur le plan du jeu, qu’est-ce qui a évolué par rapport à la saison dernière ?
On a de nouveaux principes, que ce soit dans nos ressorties de balle, en phase offensive ou défensive. Je ne vais pas tout dévoiler pour ne pas qu’on soit trop faciles à analyser, mais il y a de nouvelles idées. On a plutôt bien réussi à les mettre en place pendant la préparation, maintenant il faut réussir à le retranscrire en championnat. Le noyau de l’équipe s’est un peu dissous cet été, il y a de nouvelles associations et des joueurs à de nouveaux postes, comme Nesta (ZAhui) latéral droit. Il faut que la mayonnaise prenne avec tout le monde, mais on ne se cache pas derrière ça.
L’équipe avait été plutôt solide en préparation. Prendre quatre buts d’un coup, est-ce une surprise ?
Un peu, car c’était notre point fort cet été. Dunkerque a fait un bon match, mais sur les buts encaissés, c’est plus une succession d’erreurs qu’un seul problème individuel. Ça fait partie du football. À nous de resserrer la vis et de retrouver le plus vite possible cette solidité défensive.
La réception de Metz dès la deuxième journée, est-ce le bon match pour réagir ?
En tout cas, cela va nous obliger à élever nos curseurs très vite et très haut. On sait que face à ce type d’adversaire, il faut être hyper vigilant et rigoureux. Cette semaine, on a vraiment axé le travail sur nous-mêmes, nos principes et notre équipe, plutôt que de toujours s’adapter à l’adversaire. C’est le maître-mot cette saison : imposer nos idées.
Le calendrier du début de saison propose trois déplacements sur les quatre premiers matchs. Cela ajoute-t-il de la pression ?
Non, pas du tout. On est conscients qu’il y a de gros morceaux et beaucoup de déplacements au programme, mais parfois, c’est plus mal de les jouer tout de suite. Ça nous plonge directement dans le vif du sujet et nous force à être immédiatement dans l’action.
Vous êtes aligné en charnière centrale aux côtés d’Efe Sarikaya. Comment se passe votre association avec lui ?
Très bien ! C’est un super mec et un très bon joueur. On échange beaucoup. Il est dur sur l’homme, bon dans les duels, il aime le jeu de face et possède une bonne qualité de pied pour relancer. Son prêt de six mois lui a fait du bien, il a emmagasiné de l’expérience et il revient pleinement concentré sur le projet grenoblois. C’est un joueur d’avenir mais aussi du présent sur lequel le club va beaucoup s’appuyer.
Un dernier mot pour les supporters : les affluences étaient parfois timides la saison passée, quel message souhaitez-vous leur adresser ?
On a besoin d’eux, c’est une certitude. Mais on sait aussi que c’est à nous de les faire venir au Stade des Alpes. Il faut qu’on propose un football attrayant, qu’on emmène des résultats, mais surtout qu’ils se retrouvent dans nos valeurs, notre combat et ce qu’on dégage sur le terrain. Si l’équipe montre du caractère et de belles choses, les supporters répondront présent.