L'entraîneur de l'AS Nancy Lorraine Oswald Tanchot en conférence de presse

« Oublier Nantes et pétiller à Picot » : Oswald Tanchot (AS Nancy Lorraine) fixe le cap avant Reims

L’entraîneur de l’AS Nancy Lorraine s’est exprimé en conférence de presse avant la réception du Stade de Reims ce vendredi 11 septembre 2026 dans le cadre de la 6ème journée de Ligue 2 .

>>> La réaction d’Oswald Tanchot après Nantes – Nancy

Après la défaite frustrante à Nantes, vous rejouez seulement quatre jours plus tard. Est-ce une opportunité idéale pour évacuer la déception ?
Tout à fait. Quand on perd, on n’a qu’une envie : retourner très vite sur le terrain pour goûter à nouveau à la victoire. La grande qualité d’un athlète, c’est sa capacité à se régénérer mentalement et à se rebasculer immédiatement sur l’échéance suivante. Ce qu’on fait habituellement en sept jours, il faut le compacter en trois ou quatre jours. Nous avons vite tourné la page de Nantes et nous sommes très contents de retrouver le terrain, notre public et notre stade.

Sur le plan physique, comment sentez-vous vos joueurs face à ce rythme resserré ?
C’est le terrain qui donnera la vérité. Pour certains jeunes joueurs, enchaîner des matchs professionnels tous les quatre jours est une expérience inédite. Avec l’expérience, le staff apprend à déceler les signaux faibles. Tout dépend de l’état de fraîcheur initial : un joueur qui était en pleine forme avant le premier match a la capacité d’enchaîner. D’autres ont davantage besoin de souffler.

Quels enseignements tirez-vous du match à Nantes, et quel est votre regard avec du recul sur l’expulsion qui a fait basculer la rencontre ?
Défensivement, nous avons été cohérents et fidèles à nos principes. En revanche, nous avons manqué de justesse technique dans l’utilisation du ballon. Nous n’avons pas su appuyer là où Nantes doutait.

Concernant la décision arbitrale, je n’ai pas voulu m’abriter derrière des excuses à chaud, mais c’est dur à digérer. Voir un quatrième arbitre situé à 45 mètres imposer un carton rouge alors que l’arbitre central avait sorti un jaune, sans possibilité de recourir à la VAR, pose question. Cela dit, la parenthèse est fermée : avant d’incriminer l’arbitrage, j’ai montré à mes joueurs que notre placement défensif de départ était fautif sur cette action.

Votre équipe affiche des intentions de jeu résolument tournées vers l’avant, mais cela ne se traduit pas dans les statistiques offensives. Comment l’expliquez-vous ?
C’est le paradoxe de ce début de saison. Nos principes d’organisation collective sont assimilés, mais nous ne marquons pas assez. Il faut analyser cela avec lucidité : Nordine Kandil est arrivé tardivement et cherche encore ses connexions, nos jeunes découvrent les exigences du plus haut niveau… Ils ont du talent et le bon état d’esprit. Sur la durée, le travail paiera.

Le secteur du milieu de terrain semble particulièrement affaibli par les pépins physiques. Où en est votre effectif ?
C’est là que le bât blesse. Bien que nous ayons un effectif fourni dans ce secteur, les blessures successives nous ont amputés de nombreuses options. Je me suis retrouvé avec deux « survivants » : Walid (Bouabdeli) et Kourou (Kébé). La bonne nouvelle réside dans le retour de Jérémy (Gélin) à l’entraînement collectif. L’infirmerie se vide progressivement.

À quoi s’attendre face à l’effectif rémois et quelles seront les clés de ce match à Marcel-Picot ?
Reims présente un profil athlétique très impressionnant, avec des joueurs taillés pour l’échelon supérieur et de grandes individualités. Ce sera un défi majeur où la contribution des seize joueurs alignés sera décisive. Pour l’emporter, il faudra faire abstraction de la défaite nantaise, retrouver de la fraîcheur mentale et jouer avec enthousiasme et générosité. Le soutien de notre public à Picot sera un levier essentiel pour faire basculer la rencontre en notre faveur.

A propos Frédéric SOUGEY

Originaire de Grenoble, j'ai vibré aux premiers exploits des Youri Djorkaeff, Clément Garcia et autre Jean-Philippe Séchet sous le maillot dauphinois. Journaliste depuis une vingtaine d'années, ma passion s'est désormais exportée autour des terrains de Ligue 2, Ligue 3, N1 et N2 au quatre coins de France.

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