Alors que les négociations exclusives se poursuivent entre Waldemar Kita et le potentiel repreneur Paulo Tavares (à la tête du fonds Phenix Sports Invest), la concrétisation de la vente du FC Nantes est désormais suspendue au feu vert des instances. Pour valider l’opération et succéder à l’actionnariat en place depuis 2007, le futur acquéreur va devoir présenter un dossier irréprochable devant le gendarme financier du football français d’après les informations de Ouest-France.
Une caution bancaire de 25 millions d’euros exigée
La DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) a fixé le cadre réglementaire et les garanties financières indispensables avant toute étude approfondie du rachat. Le repreneur doit déjà fournir une garantie bancaire ferme de 25 M€, immédiatement immobilisée sur un compte dédié. Ce montant, calculé sur la base du déficit structurel accumulé par le club lors des trois derniers exercices, est destiné à sécuriser les capacités financières du FC Nantes à court et moyen termes.
L’instance exige ensuite une cartographie complète et détaillée de l’actionnariat de Phenix Sports Invest, assortie de justificatifs clairs sur la provenance des capitaux engagés. Un rapport d’audition et de vérification sur les dirigeants et investisseurs associés au projet doit en outre être soumis pour attester de leur probabilité et de leur fiabilité. Enfin, un modèle économique et financier prévisionnel couvrant les trois prochaines saisons doit être présenté pour démontrer la pérennité du projet sportif et budgétaire.
Un calendrier décisif dans les prochains jours
Alors que la pression monte également du côté des supporters — en témoignent les messages déployés en tribune Loire lors du dernier match face à Reims réclamant un projet pérenne et sain —, le clan Tavares s’active en coulisses.
Si les pièces justificatives requises sont transmises aux autorités de contrôle d’ici mercredi, la DNCG pourrait convoquer les parties et examiner officiellement le dossier d’acquisition dans un délai d’une dizaine de jours. La balle est désormais dans le camp de l’entrepreneur franco-portugais pour transformer l’essai sur le plan administratif et financier.